/2026/05/03/69f6e941d3b0c188495838.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
un obus retrouvé sur le site – franceinfo
3 mai 2026
Les exportations britanniques vers les États-Unis augmentent de 25 %
3 mai 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « 5L aux 100km, j’ai les yeux rivés là-dessus ».
Points essentiels de l’article
L’éco-conduite, point d’examen du permis de conduire, est soudainement redevenue populaire depuis la flambée du prix du carburant. Particuliers et entreprises veulent s’y mettre. Les auto-écoles sont formatrices, d’autant que pour le président du réseau ECF Patrick Mirouse, les véhicules électriques restent encore, pour elles, « trop chers » à l’achat.
La hausse des prix du carburant se poursuit en France. Ces derniers jours, tous les types de carburants, y compris le SP95, dépassent désormais en moyenne les 2 euros le litre. En cause, notamment, le conflit au Moyen-Orient qui s’enlise et pèse sur les marchés.
Face à cette augmentation, les comportements évoluent. Si certains automobilistes ont réduit leurs déplacements en avril, d’autres ne peuvent pas se passer de leur véhicule. Entreprises comme particuliers se tournent donc de plus en plus vers l’éco-conduite pour limiter leur consommation. Cette pratique consiste à adopter une conduite plus souple et anticipée, permettant à la fois de réduire les dépenses de carburant, les émissions de gaz à effet de serre et les risques d’accident.
« J’ai les yeux rivés là-dessus »
Intégrée à l’examen du permis de conduire depuis la réforme de 2009, l’éco-conduite est désormais un critère évalué lors de l’épreuve pratique. Une conduite fluide, sans accélérations brusques ni freinages violents, est recommandée. Selon la plateforme « En Voiture Simone », elle permettrait d’économiser jusqu’à cinq pleins par an, soit plus de 500 euros.
Dans sa voiture, Chloé surveille désormais de près sa consommation. « 5,6 litres au 100, c’est ce que j’ai consommé au dernier trajet, je suis relativement contente », explique-t-elle. Pour améliorer ce chiffre, elle a modifié sa façon de conduire: « J’accélère moins fort, je fais attention à mes rapports, je ne dépasse pas 3.000 tours minute, j’ai les yeux rivés là-dessus. »
Comme elle, de nombreux conducteurs adaptent leur comportement. « J’anticipe toutes les accélérations, je vais tout doucement », confie l’un d’eux. Un autre ajoute: « Sur autoroute, je roule à 110 au lieu de 130, ça me fait économiser environ 90 euros par mois. »
Ces gestes, caractéristiques de l’éco-conduite, séduisent de plus en plus. Les entreprises, elles aussi, s’y intéressent de près. « On ne s’attendait pas à une demande aussi importante », reconnaît Thiéfaine Mathieu, fondateur de Green Secure, un organisme de formation. « C’était 15% de notre activité, aujourd’hui on est à environ 50% des demandes liées aux formations d’éco-conduite. Ce sont surtout des entreprises avec des coûts carburant élevés, comme le transport ou les ambulances. »
L’éco-conduite, ce n’est pas une « conduite plus lente »
Selon lui, ces pratiques permettent de réduire la consommation de carburant jusqu’à 20% sur certains trajets. Un constat partagé par Patrick Mirouse, président du réseau ECF: « Face au coût du carburant, les Français et les entreprises cherchent des solutions concrètes. L’éco-conduite, c’est simple: on peut moins consommer et moins polluer tout en conduisant plus sereinement », explique-t-il ce dimanche au micro de RMC.
Il insiste sur les bénéfices durables de ces pratiques: « On peut économiser au minimum 15% de carburant. Ce n’est pas une conduite plus lente, mais plus anticipée, plus apaisée et plus sûre. Plus on va vite, plus on consomme. »
Pas de surchage inutile
Patrick Mirouse met également en garde contre certaines idées reçues: « Rouler au point mort en descente est absolument à éviter. C’est trop risqué, on perd le contrôle du véhicule, cela use les freins et c’est interdit par la loi. » Il recommande aussi de limiter les charges inutiles et les équipements comme les galeries de toit, qui augmentent la consommation en raison de la prise au vent.
Au-delà des particuliers, ces formations s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la mobilité. « Un conducteur, une fois son permis obtenu, ne se forme plus forcément. Or, les mauvaises habitudes arrivent vite. Un stage permet de remettre les choses en place », souligne-t-il.
Les simulateurs bientôt la norme dans les auto-écoles?
Facturés quelques centaines d’euros, ces stages pourraient selon lui être davantage soutenus, notamment par les entreprises ou les dispositifs de formation. En parallèle, les auto-écoles évoluent elles aussi, avec un recours croissant aux véhicules hybrides et aux simulateurs de conduite. « Depuis des décennies, les pilotes d’avion passent du temps sur simulateur. Cela permet d’apprendre sans consommer de carburant et de réduire les coûts », fait-il valoir, ajoutant que son réseau ambitionne, d’ici 2028, de réduire d’un tiers son parc de véhicules au profit de simulateurs d’apprentissage.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

9999999
