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3 mai 2026la flambée de l’énergie gonfle les recettes de la Libye, mais la population risque de ne pas en voir la couleur
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Un résumé rapide de « la flambée de l’énergie gonfle les recettes de la Libye, mais la population risque de ne pas en voir la couleur » selon notre rédaction.
Récap des faits principaux
La Compagnie nationale du pétrole de Libye (NOC) a publié des revenus en nette hausse, passant de 1 milliard de dollars en février à 2,9 milliards en avril. Mais la situation économique de ce pays, divisé en deux et gangrené par les groupes armés, reste particulièrement difficile.
La flambée des cours des hydrocarbures fait les affaires de la compagnie nationale du pétrole de Libye (Noc). Alors que sa production a atteint 1,4 million de barils par jour en avril, elle a annoncé que ses revenus ont bondi à 2,9 milliards de dollars, contre 1 milliard en février avant le début de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. En deux mois, ses recettes ont donc été multipliées par trois.
A priori, c’est une bonne nouvelle pour la Libye et ses 7,5 millions d’habitants, dont l’économie est très dépendante des revenus pétroliers. La guerre civile qui a suivi la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 a drastiquement limité la production ces dernières années, alors que le pays abrite pourtant les premières réserves d’Afrique (environ 48,4 milliards de barils, soit plus d’un an de consommation mondiale).
Mais la population libyenne risque de ne pas profiter vraiment de cette embellie. Sur place, deux exécutifs se disputent toujours le pouvoir: à Tripoli, le gouvernement d’Abdelhamid Dbeibah, reconnu par l’Onu, et un autre dans l’est du pays, à Benghazi, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et ses fils. Cette prégnance des groupes armés favorise la captation des revenus pétroliers par une minorité.
« Les détournements de fonds publics sont un phénomène bien établi. Il est fort probable, qu’à l’avenir, l’augmentation des recettes suive le même schéma de mauvaise gestion et de détournement », observe ainsi Claudia Gazzini, spécialiste de la Libye au sein de l’International Crisis Group, interrogée par le Financial Times.
Trajectoire budgétaire « intenable »
Le pays reste de plus dans une situation économique très précaire et la population souffre d’une inflation élevée. L’an dernier, malgré des recettes pétrolières de 22 milliards de dollars, en hausse de plus de 15% sur un an, la Libye a fait face à un déficit en devises de 9 milliards de dollars, selon la banque centrale. Sa trajectoire budgétaire est considérée comme « intenable » par le Fonds monétaire international (FMI).
« Les dépenses publiques ont largement dépassé les niveaux soutenables, les déficits budgétaires atteignant environ 30% du PIB en 2025. Ces pressions budgétaires ont contribué à une inflation à deux chiffres, réduisant le pouvoir d’achat et pesant sur le niveau de vie de la population », écrit le FMI dans une note publiée mi-avril, en notant que la dette a doublé en deux ans pour atteindre 146% du PIB. Dans ce contexte, l’institution appelait à épargner les gains exceptionnels liés à la flambée des prix de l’énergie « pour reconstituer les réserves budgétaires ». De possibles progrès sont toutefois espérés. Pour la première fois depuis 2013, les organes législatifs rivaux de l’Est et de l’Ouest de la Libye ont signé un accord début avril, sous l’égide des États-Unis, pour unifier leurs dépenses publiques.
Sans attendre une véritable stabilisation, plusieurs compagnies pétrolières internationales ont récemment investi dans le pays, attirées par ses réserves conséquentes. En début d’année, Totalenergies a ainsi signé un accord avec Tripoli pour doubler les capacités de production de la coentreprise Waha, qu’elle opère sur place avec ConocoPhilipps, une compagnie américaine. Des investissements de 20 milliards de dollars sur 25 ans ont été annoncés. La major américaine Chevron a également conclu un accord avec la Noc pour explorer les ressources du pays en gaz et du pétrole de schiste, des hydrocarbures non conventionnels.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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