
Les réactions négatives s’amplifient face à la répression du Web en Russie
3 mai 2026
Entre les États-Unis et l’Iran, des négociations confuses qui semblent dans l’impasse
3 mai 2026« Enchaînés », ou l’histoire de la révolte des esclaves sur l’île de la Réunion – franceinfo
Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « « Enchaînés », ou l’histoire de la révolte des esclaves sur l’île de la Réunion – franceinfo ».
Résumé des éléments principaux
Dans « Enchaînés », Alain Moreau raconte l’histoire de l’esclavage sur l’île Bourbon, lorsque la Réunion était une colonie française. Une série filmée comme un thriller par Laure de Butler avec Olivier Gourmet.
Publié
Temps de lecture : 2min
Après Bandi d’Éric Rochant, qui se déroule en Martinique, direction un autre département d’outre mer, l’île de la Réunion pour, cette fois, une série historique.
Nous sommes en 1806 sur ce qui s’appelait alors l’île Bourbon, une colonie française. Des blancs, et la population locale sous le joug de l’esclavage. Le héros Isaac est l’un de ces esclaves. Il travaille dans la plantation de café de Charles Bellevue, un univers violent. Il est le fils bâtard de ce colon. La révolte des esclaves de 1811 approche.
La série, épique, est réalisée par Laure de Butler (déjà cinéaste à succès de La Promesse), avec Olivier Gourmet dans le rôle du propriétaire et Enzo Rose dans celui du fils bâtard. Enchaînés, le titre, est l’idée de l’auteur, Alain Moreau, qui est né sur l’île de la réunion. Cette histoire lui tient à cœur :
« On connaît assez mal cette histoire, aussi bien ici que dans les départements d’outre-mer, comme La Réunion. Parce qu’on n’a pas envie de la regarder en face, on préférerait l’oublier, tous, collectivement. Moi-même, je l’ai découverte en ouvrant des livres et en allant dans les bibliothèques, en discutant avec des historiens. Les Blancs, avec un B majuscule, avaient un statut légal, étaient des colons, donc des citoyens français. Les Noirs, avec un N majuscule, avaient le statut d’esclave, ils étaient comme du bétail. Les seuls documents pour leur état civil ou leur identité étaient des actes au moment d’une succession ou d’une vente d’une propriété à quelqu’un d’autre, quand ils étaient listés avec les biens, les meubles et le bétail. »
Rares sont les fictions françaises qui parlent de cette époque. Pour Alain Moreau l’imaginaire est plutôt ailleurs, plutôt anglo-saxon. Il explique qu’en France, on a vu beaucoup de films ou séries américains qui racontent cette période aux États-Unis. Mais on a relativement peu de récits sur ce qui se passait dans les colonies françaises. « La violence est la même partout. Mais les codes, la façon dont cela fonctionnait, l’architecture des bâtiments, tout est différent. Pour l’esclavage, on imagine souvent une grande maison coloniale avec des colonnes blanches. Or c’est l’Amérique, le sud des États-Unis. Les maisons créoles étaient très différentes. Il a donc fallu imaginer et raconter autre chose, qu’on connaît peu : l’histoire française de l’esclavage. »
Un esclavage aboli en 1848 sur l’île de la réunion. Enchaînés à découvrir dès maintenant sur la plateforme de France TV, et mercredi soir sur France 2.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

9999999/2026/04/22/69e8e2126ef33566484922.jpeg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
