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6 mars 2026Un second assistant parlementaire de Raphaël Arnault placé en garde à vue après la mort de Quentin Deranque
ERIC BERACASSAT / Hans Lucas via AFP
Raphaël Arnault à l’Assemblée en décembre 2025.
La pression s’intensifie sur Raphaël Arnault, dont le nom circule beaucoup ces dernières heures. Le député du Vaucluse est ciblé notamment par la droite et l’extrême droite pour être le trait d’union visible entre La France insoumise, groupe parlementaire au sein duquel il siège, et la Jeune Garde, un collectif antifasciste qu’il a fondé en 2018 pour s’opposer à la violence des groupuscules d’extrême droite dans les rues de certaines villes de France.
La Jeune Garde est en effet pointée du doigt pour son rôle (réel ou supposé) dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranques. Mardi soir, on apprenait le placement en garde à vue de Jacques-Élie Favrot, l’un des collaborateurs de Raphaël Arnault à l’Assemblée nationale, soupçonné d’avoir été présent sur les lieux du drame. Aussitôt, le député a pris ses distances, annonçant avoir engagé « les procédures pour mettre fin au contrat » de son assistant.
Mais ce que Raphaël Arnault n’a pas dit à ce moment-là, c’est qu’un autre de ses collaborateurs parlementaires a également été placé en garde à vue. Robin C., âgé de 24 ans, a été interpellé mardi soir en compagnie d’un autre suspect, Adrian B. Précisons tout de suite que contrairement à Jacques-Élie Favrot, les enquêteurs ne le soupçonnent pas d’avoir participé au lynchage de Quentin Deranque. Il lui est simplement reproché, selon le Parisien, d’avoir hébergé et porté assistance à son ami, Adrian B., après le drame. Celui-ci n’est pas (non plus) totalement inconnu de Raphaël Arnault puisqu’il a effectué un stage à ses côtés à l’Assemblée.
Robin C., qui utilise un pseudonyme à l’Assemblée, où il est connu sous le nom de Robin Michel, est actuellement entendu en garde à vue par les enquêteurs de la Division de la criminalité territoriale (DCT) du Rhône. Toujours selon le Parisien, qui cite diverses sources proches de l’enquête, Robin C. serait connu du renseignement territorial pour son appartenance à la mouvance contestataire de gauche et ferait l’objet d’une « fiche S ».
Raphaël Arnault ne s’est pas exprimé sur la mise en garde à vue de ce second assistant parlementaire, lui qui avait fait part de son « horreur » et de son « dégoût » après l’annonce de la mort de Quentin Deranque, appelant à faire « toute la lumière sur ce drame ». Auprès de LCI, l’insoumis Hadrien Clouet affirme que son contrat a également été rompu. Suffisant pour éteindre l’incendie ? Pas vraiment.
À droite et à l’extrême droite, mais aussi au sein du gouvernement, certaines voix réclament la mise en retrait voire la démission du député LFI du Vaucluse. Ainsi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a-t-elle demandé « l’exclusion » de Raphaël Arnault du groupe de La France insoumise, rejoint ensuite par Jordan Bardella et Bruno Retailleau. Le mouvement mélenchoniste refuse de céder à la pression, comme l’affirme son coordinateur Manuel Bompard : « Il n’est absolument pas question d’écarter Raphaël Arnault ». « Raphaël Arnault n’a commis aucun délit ou crime », insiste aussi Danièle Obono. Faire bloc face à l’avalanche de critiques, comme toujours.

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