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Marine nationale / Reuters
Mardi 3 mars, Emmanuel Macron a annoncé l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle après le début de l’attaque américaine sur l’Iran.
La France se mobilise un peu plus face à la guerre au Moyen-Orient. L’état-major des Armées a annoncé le déploiement d’un porte-hélicoptères amphibie en Méditerranée « pour compléter le dispositif des armées françaises dans le cadre de la crise au Proche et Moyen Orient », a appris ce vendredi 6 mars l’AFP.
D’après le journal Le Marin, le porte-hélicoptères amphibies (PHA) « Le Tonnerre » a quitté le port militaire de Toulon ce vendredi matin, escorté par une frégate et devrait se positionner au large des côtes libanaises. Ce navire de 21 500 tonnes et de 199 mètres de long, sorte de « ports flottants », est équipé d’un hôpital, avec plusieurs blocs opératoires, de chalands, et peut accueillir dans leur hangar 1 500 personnes. Il pourrait donc participer à l’évacuation de ressortissants français. Il peut également servir à débarquer des troupes ou servir de base à des hélicoptères.
La France renforce ses moyens militaires au Proche et Moyen-Orient dans une posture « strictement défensive », selon le président Emmanuel Macron. « Face à cette guerre en train de s’étendre et dont nul ne sait dire aujourd’hui le terme, la France doit prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région », avait-il déclaré mardi dans une allocution solennelle.
Lors de cette même prise de parole, le président de la République avait annoncé le déploiement du porte-avions, le Charles de Gaulle, en Méditerranée. Le navire amiral de la flotte française a donc interrompu son déploiement prévu en Atlantique Nord. Depuis Malmö en Suède, où il faisait escale, le navire devait mettre « à peu près huit jours » pour rallier la Méditerranée orientale, selon la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo. Avec son escorte, ils ont passé le détroit de Gibraltar en direction de l’Est ce vendredi.
Ce déploiement « est un signalement stratégique (…) ça veut dire nous défendons nos intérêts, nous sommes là », a affirmé sur BFMTV Alice Rufo. Et de poursuivre : Il « apportera une capacité d’agir de manière plus active, plus efficace, plus rapide ». « C’est aussi une démonstration de puissance sur un point particulier qui est le droit de la mer et la sécurité maritime, qui va être un enjeu majeur », a-t-elle ajouté.
Le Charles de Gaulle ne fait pas le voyage seul. Le navire est escorté de plusieurs frégates dotées de missiles Aster de défense aérienne, ainsi que d’un sous-marin d’attaque capable de recueillir du renseignement. À son bord, il y a également une vingtaine d’avions de combat Rafale, ainsi que ses deux avions radars Hawkeye pourront concourir à la sécurisation du ciel. Il s’agit de la force la plus importante déployable par la France pour une opération militaire.
Mais la France n’entendait pas attendre l’arrivée du navire en Méditerranée pour se positionner. Lors de son allocution, mardi 3 mars, Emmanuel Macron avait annoncé que « des Rafale, des systèmes de défense anti-aérienne et des radars aéroportés (des avions Awacs, ndlr) ont été déployés ces dernières heures » dans la région.
La France déploie également plusieurs avions de combat en Jordanie dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste Inherent Resolve, à travers l’opération Chammal.
La frégate multimissions Languedoc avait, elle, été dépêchée bien plus tôt puisqu’elle devait arriver dès le mardi soir à Chypre, afin d’aider à la sécurisation de l’île membre de l’Union européenne (UE). La base britannique d’Akrotiri a été visée par des drones tirés du Liban voisin, « très probablement » par le Hezbollah, allié historique de l’Iran.
Le navire français est capable d’abattre des drones avec ses missiles, comme cela avait déjà été le cas en décembre 2023, lorsque des drones avaient été tirés du Yémen par les rebelles Houtis contre des navires en transit en mer Rouge. Il a ainsi rejoint deux frégates et des avions F-16 dépêchés par la Grèce.
La France est liée par plusieurs accords de défense avec des États de la région, notamment le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, particulièrement exposés dans le contexte actuel. Elle entretient également des engagements de sécurité avec la Jordanie et l’Irak, où les forces françaises sont présentes, rappelle le ministère de la Défense.

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