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Notre rédaction partage quelques remarques sur « L’influence de Donald Trump dans son camp au défi des primaires chez les Républicains ».
À ne pas oublier
L’influence de Donald Trump dans son camp va être mise à l’épreuve. Plusieurs primaires début mai dans des bastions conservateurs voient des républicains bien installés faire face à des challengers soutenus le président. Et les premiers signes indiquent que les candidats préférés de Trump n’auront pas toujours l’avantage. Ce qui tend à confirmer que son emprise sur le parti républicain s’affaiblit à mesure que sa popularité recule.
Ces sortants ont commis ce que Trump qualifie de « fautes » : Thomas Massie (Kentucky) a aidé les démocrates à publier les dossiers Epstein, Bill Cassidy (Louisiane) a voté pour le condamner lors de son procès en destitution en 2021, et dans l’Indiana, plusieurs sénateurs ont osé défier ses ordres de redessiner la carte électorale.
Aucun ne mène campagne sur un programme explicitement anti-Trump, et tous s’efforcent de minimiser leurs différends avec le président, qui reste largement populaire auprès des électeurs républicains. Mais leurs victoires pourraient donner à d’autres républicains une marge de manœuvre pour prendre encore davantage leurs distances en vue des élections de novembre.
« Il y a des gens qui soutiennent Trump et qui voteront pour moi, parce qu’ils apprécient franchement nos deux rôles, a déclaré Thomas Massie au HuffPost. Ils ne veulent pas d’un simple exécutant, et ils apprécient que je puisse être parfois la seule voix dissidente, car on peut avoir une opinion favorable de Trump tout en pensant qu’il peut se tromper 10 % du temps. »
Trump a moins de temps à consacrer à la politique
Un stratège républicain, ayant requis l’anonymat pour parler librement du président, a reconnu que l’influence de Trump avait diminué, tout en affirmant qu’il restait de loin la figure la plus puissante du parti. « Bien sûr, vous voulez l’investiture du président, mais à ce stade, vous pourriez la vouloir autant pour l’argent qui l’accompagne que pour le soutien en lui-même », a-t-il déclaré.
Jesse Hunt, un autre stratège républicain, a souligné que le président dispose surtout de beaucoup moins de temps pour influencer les électeurs. « Dire dans un spot de pub “Trump soutient untel ou untel” est utile, mais son véritable impact se fait sentir lorsqu’il mobilise toute sa capacité à attirer l’attention médiatique sur un sujet donné, pense ce responsable. Il dirige le pays. Il a moins de temps pour le faire pour des élections secondaires. C’est la réalité du pouvoir, surtout quand on ne se représente pas. »
La Maison-Blanche n’a pas répondu à une demande de commentaire. Un allié de Trump, également sous couvert d’anonymat, a indiqué qu’il était possible qu’il se rende dans le Kentucky et en Louisiane avant les scrutins pour soutenir davantage ses candidats favoris.
À ce stade, dans le Kentucky, les rares sondages publics montrent Massie légèrement en tête. Il affronte notamment Ed Gallerin, un ancien Navy Seal qui bénéficie de l’appui financier (à hauteur de plusieurs millions de dollars) de groupes orchestrés par Trump. Une partie de la stratégie du sortant consiste d’ailleurs à se présenter davantage comme un allié de Trump que comme un critique, même si son soutien à la parution des dossiers Epstein et son opposition à certaines priorités de l’administration font souvent les gros titres. Dans une publicité, Massie s’adresse directement à la caméra pour énumérer une longue liste de priorités conservatrices qu’il partage avec Trump.
Dans l’Indiana, le candidat de Trump a failli jeter l’éponge
Dans l’Indiana, Trump cherche à se venger de huit sénateurs d’État qui ont défié sa demande de redessiner la carte électorale pour éliminer des sièges démocrates avant les élections de mi-mandat. Il a porté son choix sur élu local débutant, Blake Fiechter, pour affronter le sénateur Travis Holdman, un historique de l’État en quête de réélection.
Après avoir reçu le soutien de Trump en janvier, Fiechter a annoncé en février qu’il abandonnait sa campagne, jugeant la tâche trop difficile. Il est ensuite revenu dans la course et a rejoint d’autres candidats soutenus par Trump lors d’une visite à la Maison-Blanche et d’une réunion avec le sénateur Jim Banks, l’un des soutiens les plus enthousiastes de Trump au Capitole. « Il y a beaucoup de sujets qui motivent les électeurs dans l’Indiana, mais je parierais ma carte Starbucks qu’il va perdre », a déclaré Jim Banks au HuffPost. Avec le gouverneur Mike Braun, Jim Banks a consacré des millions de dollars à des groupes diffusant des publicités d’attaque et envoyant des courriers contre les sortants.
Au contraire, un responsable républicain local a suggéré que les électeurs ne se souciaient pas suffisamment du redécoupage électoral pour renverser Holdman. Mais faute de sondages publics, il est difficile de savoir qui est en tête.
S’écarter du président sans trop le dire
En Louisiane, Cassidy, l’un des sénateurs républicains ayant voté pour condamner Trump en 2021, est engagé dans une primaire à trois face à la représentante Julia Letlow (qui a le soutien du président) et à l’ancien représentant John Fleming.
Si Cassidy a diffusé par le passé des publicités mettant en avant sa relation avec Trump, son spot le plus récent ne mentionne pas le président ; il s’attaque plutôt à Joe Biden et les conséquences de la politique du démocrate sur l’emploi en Louisiane. Croisé dans un couloir du Sénat, le sortant a dit au HuffPost qu’il ne pensait pas que le soutien du président déterminerait l’issue du scrutin. « Je pense que je vais gagner, veut-il croire. J’obtiens des résultats pour la Louisiane. J’ai travaillé très dur pour mon État. Les gens veulent quelqu’un qui obtient des résultats pour eux. »
Pour le moment, les sondages lui sont défavorables. Une étude Emerson College Polling/KLFY News 10 survey publiée la semaine passée le place en troisième position avec 21 % derrière Letlow 27 % et Fleming 28 %. Selon ce dernier, les républicains de Louisiane soutiennent toujours le président et son éventuel propre succès, même sans l’appui de Trump, ne signifierait pas que l’influence de ce dernier diminue. « Cela ne reflète en rien la situation du président », a-t-il conclu, histoire de ne pas insulter l’avenir.
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un dossier paru en mai 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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