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6 mars 2026Après la mort de Quentin Deranque, Marine Le Pen défend Meloni et accuse Macron d’avoir eu une réaction « disproportionnée »
ALAIN JOCARD / AFP
Marine Le Pen (ici à l’Assemblée nationale du 25 février 2026) a soutenu Giorgia Meloni et critiqué la gestion diplomatique d’Emmanuel Macron après la mort de Quentin Deranque.
La mort de Quentin Deranque continue de provoquer des secousses diplomatiques. Invitée sur BFMTV ce mercredi soir, Marine Le Pen a pris la défense de la Première ministre italienne Giorgia Meloni et dénoncé la réaction « disproportionnée » et « brutale » d’Emmanuel Macron.
À l’origine de la passe d’armes : un message de Giorgia Meloni estimant que la mort du militant d’extrême droite radicale constituait « une blessure pour l’Europe entière ». Une déclaration à laquelle le président français avait répondu en appelant la dirigeante italienne à cesser de « commenter ce qui se passe chez les autres », ajoutant « que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés. »
Pour la cheffe de file du Rassemblement national, il n’y avait pourtant là rien d’intrusif. Selon Marine Le Pen, les propos de Giorgia Meloni sont un simple « élan d’empathie ». La Première ministre italienne a d’ailleurs nié toute « interférence » après la polémique.
Marine Le Pen a également élargi la critique au terrain des « ingérences » étrangères, thème au cœur de la polémique. Après l’Italie, elle a dénoncé la fermeté affichée par la France à l’égard de l’administration Trump, qui avait évoqué une violence politique d’extrême gauche après la mort de Quentin Deranque. Marine Le Pen a jugé « anodin » le propos attribué à Charles Kushner et ne comprend pas qu’il ait pu être mal « ressenti » par le gouvernement français.
L’ambassadeur américain, qui avait initialement ignoré une convocation du Quai d’Orsay avant de se dire prêt « à ne pas interférer », « aurait dû se rendre à la convocation », a toutefois estimé la dirigeante du RN. « Parce que le principe de la diplomatie, c’est que quand un pays où vous êtes ambassadeur vous demande un entretien, vous y allez », a-t-elle souligné.
Interrogée sur la présidentielle de 2027, elle a par ailleurs laissé planer l’incertitude. Si elle devait être condamnée et placée sous bracelet électronique dans l’affaire des assistants parlementaires européens, elle affirme qu’elle ne serait pas candidate. « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions », a-t-elle prévenu. La décision judiciaire est attendue le 7 juillet.
Quant à l’hypothèse d’une candidature de Jordan Bardella, elle assure que « la meilleure configuration » resterait qu’elle soit élue présidente et qu’il devienne Premier ministre. Si ce scénario n’était pas possible, « c’est lui qui déterminera » le rôle qu’elle pourrait jouer, précisant qu’il ne s’agirait « pas d’un rôle de tutelle ».

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