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ALAIN JOCARD / AFP
Sébastien Lecornu photographié à l’Assemblée nationale le 14 janvier (illustration)
Merci, mais non merci. Ce lundi 2 février, le Premier ministre a balayé d’un revers de main une proposition éruptive mise dans le débat par le Medef concernant l’emploi des jeunes, a appris Le HuffPost, en confirmation d’une information du Parisien. Pour rappel, l’organisation patronale prône l’instauration d’un « CDI jeune », soit un contrat pouvant être rompu à tout moment par l’employeur sur une période de trois ans. Un dispositif qui s’accompagne, par ailleurs, d’une baisse du SMIC pour les plus jeunes.
Objectif affiché : faciliter l’entrée des jeunes dans l’emploi. Objectif dissimulé : ressusciter le « contrat première embauche » (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin, avant qu’une mobilisation historique de la jeunesse ne contraigne Jacques Chirac à enterrer l’idée. Quoi qu’il en soit, cette proposition, qualifiée de « déclaration de guerre » par la CGT, est catégoriquement refusée par Sébastien Lecornu.
« Pour le Premier ministre, la priorité c’est que le Medef termine les négociations en cours concernant les ruptures conventionnelles », souffle au HuffPost son entourage. Une manière subtile de rappeler que les échanges, initialement boudés par le Medef, traînent, alors que l’exécutif avait fixé la fin des négociations pour la fin du mois de janvier. Message subliminal : mieux vaut se consacrer pleinement au dialogue social que de balancer des pistes explosives dans le débat public.
Car c’est peu dire que la perspective d’un retour d’une forme de CPE a tout pour embraser le pays. « Mettre les gens dans la rue, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure chose à faire à quinze mois d’une présidentielle. Et encore plus en ce moment, alors qu’on sort à peine de l’épreuve budgétaire et que la grogne des agriculteurs est encore très puissante », prévient un conseiller ministériel cité par Le Parisien. « Si le Medef nous explique qu’il faut payer moins les jeunes que des salariés plus âgés pour le même travail, c’est inacceptable », a déploré ce lundi la députée Renaissance du Pas-de-Calais, et ex-ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher.

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