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5 mai 2026près de 100.000 retraités ont vu leur pension suspendue par l’Agirc-Arrco probablement à tort
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « près de 100.000 retraités ont vu leur pension suspendue par l’Agirc-Arrco probablement à tort ».
Points essentiels
L’Agirc-Arrco réexamine environ 100.000 dossiers de retraités présentant des incohérences, dont certains ont subi à tort une suspension de leur pension, afin de corriger les erreurs et verser les sommes dues.
Le régime de retraites complémentaires Agirc-Arrco a décidé de réexaminer 100.000 dossiers présentant un risque d’erreurs, dont des retraités ayant pu voir leur pension complémentaire suspendue à tort, qui se verront verser les sommes dues, a indiqué mardi une source au conseil d’administration.
En décembre, après avoir croisé pour la première fois les bases de données de l’Agirc-Arrco avec celles de la DGFIP (la Direction générale des finances publiques), les services du régime de retraites complémentaires des ex-salariés du privé ont repéré – sur les 14 millions de retraités affiliés – environ 100.000 dossiers présentant des « incohérences » et qu’ils estiment « devoir être réexaminés, car il y a un doute », a indiqué cette source interne.
Parmi eux, environ 10.000 étaient par exemple enregistrés comme « des personnes de plus de 110 ans », pouvant être décédés. D’autres ont vu leurs pensions de droit direct ou de réversion suspendues à tort, sans toutefois faire de réclamations, a poursuivi cette source, confirmant une indication du quotidien Les Echos.
Deux catégories de retraités sont concernés: des veufs ou veuves touchant des pensions de réversion, et « qui n’ont pas répondu, de manière répétée », aux courriers et mails leur demandant de « certifier qu’ils ne se sont pas remariés » (un remarié n’a plus droit à la pension de réversion complémentaire, ndlr); ou des retraités résidant à l’étranger et n’ayant pas envoyé la preuve qu’ils étaient toujours en vie, comme ils doivent le faire chaque année. En l’absence de réponse, les versements peuvent être suspendus.
« Des personnes qui n’ont jamais rien réclamé »
Selon une étude interne présentée en décembre au conseil d’administration, révélée par les Echos, les services estimaient à l’époque à près de 12.000 le nombre de personnes identifiées comme « lésées », pour un montant à leur reverser d’environ 69 millions d’euros. Quelque 86.000 autres retraités étaient identifiés comme ayant une probabilité « forte » d’être victimes d’erreurs, pour un montant total évalué à 778 millions d’euros. Au total ce sont près de 100.000 retraités qui pourraient avoir été lésés pour un montant total de 847 millions d’euros, soit plus de 8.600 euros en moyenne par bénéficiaire.
Ce document est aujourd’hui « obsolète », indique la source interne au conseil d’administration, soulignant que les « 10.000 à 12.000 dossiers » qui présentaient « un doute sérieux », sont « aujourd’hui traités »: « si l’Agirc-Arrco devait quelque chose à ces retraités, ils se voient verser » les sommes dues. Pour le reste, « un tiers à 40% des dossiers ont été réglés ».
Il s’agit « de personnes qui n’ont jamais rien réclamé », et pour lesquelles l’Agirc-Arrco « fait elle-même cette démarche » de vérification, « réexamine les dossiers un par un », a souligné cette source.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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