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6 mars 2026Dans l’œil du cyclone. Ciblée de toutes parts depuis la mort de Quentin Deranque, un militant nationaliste tué à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan, la France insoumise a de nouveau été l’objet de nombreuses accusations ce mardi 17 février, lors des traditionnelles questions au gouvernement, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article.
Après une minute de silence observée sur tous les bancs en hommage au jeune homme, la politique a effectivement rapidement repris le dessus. De l’extrême droite au gouvernement, en passant par le camp macroniste, tous ont brocardé le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour ses déclarations « violentes » et les liens qu’il a entretenu avec la Jeune Garde, ce groupuscule antifasciste fondé par Raphaël Arnault et dissout en juin 2025.
Concrètement, les six premières questions posées à Sébastien Lecornu et son équipe ce mardi concernaient la mort de Quentin Deranque, et les responsabilités politiques qu’elle peut impliquer. Ainsi, le président des députés Les Républicains Laurent Wauquiez est allé jusqu’à vilipender le résultat d’une « violence qu’a voulu Jean-Luc Mélenchon comme un outil politique. » D’autres ont suivi le mouvement.
« Il est temps que vous fassiez le ménage »
Du côté de l’exécutif, c’est le ministre de la Justice Gérald Darmanin et le chef du gouvernement qui ont porté la réplique. Le premier s’est fait fort de rappeler les anciennes déclarations amicales du patriarche insoumis à l’égard de la Jeune Garde, bien qu’elle ne soit pas officiellement mise en cause par la justice, en concluant sa prise de parole par : « je veux penser à ceux qui arment moralement les armes des tueurs. (…) l’ultra gauche tue, et LFI devrait le condamner. »
Signe de ces temps difficiles pour le mouvement mélenchoniste, Sébastien Lecornu s’est quant à lui appuyé sur une question de Mathilde Panot pour mieux développer sa diatribe. Alors que la cheffe des députés LFI dénonçait l’indignation à géométrie variable des macronistes, qui n’avaient pas réagi à « l’assassinat de Federico Martín Aramburú Aramburu par des militants du Gud, ni sur les 12 personnes tuées par l’extrême droite depuis 2022 », le Premier ministre lui a répondu : « absolument ignoble et abjecte. »
« On peut avoir des divergences politiques, mais lorsqu’on est un humaniste, lorsqu’on est attaché à l’être humain, on n’oppose pas un mort à un autre. Il n’y a pas de violence acceptable dans un sens, et inacceptable dans un autre », a-t-il soufflé, avant d’enjoindre le mouvement de gauche radicale à « faire le ménage » à plusieurs égards.
« Il est temps que vous fassiez le ménage, madame la présidente Panot, le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs », a-t-il grondé, sous l’ovation des autres bancs, et en appelant toute la classe politique à tourner le dos à « la rhétorique de la confrontation (…) qui peut infuser dans l’ensemble de la société. »
« Nous n’acceptons pas les leçons que nous donne Monsieur le Premier ministre, qui visiblement a pété un câble cet après-midi aux questions d’actualité » à l’Assemblée nationale, a répondu sèchement Jean-Luc Mélenchon devant des militants à Paris dans la soirée.
Face au flot de critiques, cristallisées notamment par le profil de Raphaël Arnault en raison de son rôle charnière entre la Jeune Garde et La France insoumise, Mathilde Panot a elle répété son soutien à « la famille endeuillée de Quentin Deranque. » Et d’assurer : « Nous n’acceptons pas que la violence physique d’où qu’elle vienne soit employée pour régler les conflits. Jamais nous ne l’avons accepté, jamais nous ne l’accepterons. »

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