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6 mars 2026La seule députée qui ne s’est pas levée pour l’hommage à Quentin Deranque explique pourquoi
HENRIQUE CAMPOS / Hans Lucas via AFP
La seule députée qui ne s’est pas levée pour l’hommage à Quentin Deranque explique pourquoi.
• La députée Horizons Anne-Cécile Violland est quant à elle restée assise pour dénoncer l’indifférence envers les femmes et enfants victimes de violence.
• Un scepticisme partagé par d’autres députés qui ont, pour certains, demandé d’élargir cet hommage « à l’ensemble des personnes qui ont été victimes de violences politiques ».
Un motif politique. Tous les députés se sont levés dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce mardi 17 février pour observer une minute de silence en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste tué à Lyon dans une agression violente. Tous ? Pas tout à fait.
Alors que ses collègues, sur tous les bancs, se tenaient debout, la députée Horizons Anne-Cécile Violland a fait le choix de rester assise. Une forme d’expression qu’elle justifie auprès de franceinfo par l’indifférence de la représentation nationale à l’égard d’autres faits tragiques, concernant les femmes notamment.
Si l’élue condamne la « violence abjecte qu’a subie ce jeune homme », elle explique souhaiter « que l’Assemblée puisse partager la même indignation pour les femmes et enfants victimes de violence, qui meurent trop souvent dans une forme d’indifférence ». Un scepticisme, critique de l’aspect très politique que prennent souvent ces moments d’hommage, partagé sur plusieurs bancs ce mardi.
Hommages politiques et polémiques
Peu avant leur entrée dans l’hémicycle, plusieurs députés ont en effet remis en cause les contours et le timing de ce moment de recueillement. L’élu indépendant Paul Molac a par exemple appelé ses collègues à ne pas céder à la « tyrannie de l’immédiateté », et à attendre « les tenants et les aboutissants » de l’enquête (encore embryonnaire), avant de rendre cet hommage.
Dans le même esprit, le communiste Stéphane Peu a pour sa part regretté le fait que cette minute de silence se limite au seul cas de Quentin Deranque. « Pour ma part, et avec d’autres, nous avons souhaité que cette minute qui sort un peu des jurisprudences de l’Assemblée soit élargie à l’ensemble des personnes qui ont été victimes de violences politiques. Depuis 2022, il y a eu 12 morts notamment liés à des exactions de groupes d’extrême droite et qui n’ont pas fait l’objet de ces minutes », a-t-il notamment fait remarquer.
C’est effectivement loin d’être la première fois que les minutes de silence (lesquelles ne sont pas encadrées par des règles, mais des pratiques, donc forcément à géométrie variable) suscitent une forme de scepticisme à l’Assemblée nationale. Voire plus.
Pour rappel, Yaël Braun-Pivet avait refusé en avril d’organiser ce type d’hommage pour Aboubakar Cissé, un Malien tué de plusieurs coups de couteau dans une mosquée du Gard, en invoquant le refus des groupes de Renaissance et du Rassemblement national, puis en s’appuyant sur une nouvelle règle en vigueur : « pas de minute de silence relative à des cas particuliers ». Face au tollé, la présidente de l’Assemblée avait finalement fait machine arrière.

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