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6 mai 2026Analyse : Une analyse rapide pour comprendre cette actualité.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Le gouvernement fait front avec TotalEnergies contre la taxation de ses superprofits ».
À retenir absolument
• Les ministres dénoncent le « Total bashing » et rappellent l’importance de la souveraineté énergétique.
• Patrick Pouyanné menace de supprimer le plafonnement en cas de nouvelle taxation.
Pas touche au grisbi. Alors que le débat enfle sur l’opportunité de taxer les « superprofits » pétroliers liés à la guerre au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu et son gouvernement volent au secours de TotalEnergies, laissant la firme « redistribuer » cet argent comme il l’entend, notamment à travers le plafonnement des prix à la pompe.
Ainsi, les ministres des Transports et de l’Énergie ont tour à tour dénoncé ce mercredi 6 mai un « bashing désagréable » contre l’énergéticien. « C’est facile de tomber dans le total bashing, c’est l’entreprise française que l’on adore détester. Mais avoir un grand pétrolier, c’est un outil de souveraineté et d’indépendance important », a ainsi déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, sur franceinfo.
Même discours chez son collègue Philippe Tabarot, quelques minutes plus tard. Invité lui aussi de la chaîne d’informations, le ministre des Transports a défendu la firme face aux assauts de la gauche. « Le Total bashing qui existe aujourd’hui est particulièrement désagréable. C’est une grande entreprise française qui certes fait des bénéfices », mais concède déjà un effort de redistribution, a-t-il argué. « Les conséquences de ce bénéfice, c’est ce plafonnement en France, et uniquement en France », a-t-il ajouté.
TotalEnergies, « profiteur de crise »
La veille, c’est Sébastien Lecornu en personne qui avait volé au secours de l’entreprise dirigée par Patrick Pouyanné, devant les députés. Usant des mêmes arguments que ses ministres, il avait dénoncé « des mensonges et des contrevérités » de la part de ses opposants, rappelant, par exemple, que « Total paye déjà des impôts », à hauteur de « 2 milliards d’euros de prélèvements obligatoires. »
En clair, deux visions s’opposent sur le sujet. D’un côté, toutes les chapelles de gauche (et le Rassemblement national dans une moindre mesure), estiment que les bénéfices exceptionnels réalisés par TotalEnergies grâce à la flambée du prix des hydrocarbures justifient une taxation spécifique. Le but : soulager in fine le pouvoir d’achat des Français, écrasé par la hausse des prix consécutive à la guerre au Moyen-Orient.
« C’est ça le patriotisme », a encore martelé le premier secrétaire du PS Olivier Faure, ce mercredi sur BFMTV, qualifiant la firme aux 6 milliards de bénéfices (+51 % sur un an) de « profiteur de crise (…) à l’insu de son plein gré. »
Quand TotalEnergies agite la menace
De l’autre, le gouvernement, rétif d’ordinaire à tout mécanisme contraignant, s’échine à protéger le géant français, en l’incitant surtout à faire davantage sur le plafonnement des prix. « Est-ce qu’on demande à Total d’en faire plus ? Oui », a ainsi expliqué Sébastien Lecornu, mardi, lors des questions au gouvernement, après avoir appelé TotalEnergies à se faire plus « généreux » quelques jours plus tôt. Pour l’heure, le pétrolier n’est pas dans ce registre.
Plutôt que d’envisager une ristourne plus significative, suivant la demande du gouvernement, Patrick Pouyanné s’est fait menaçant lundi soir en expliquant qu’en cas de nouvelle taxation, son groupe arrêterait le plafonnement des prix à la pompe. « TotalEnergies ne va pas non plus s’excuser de performer et de réussir dans son domaine (…). Il n’y a aucune honte, cela signifie que l’entreprise fonctionne bien », a-t-il plaidé, dans les colonnes de Sud Ouest.
Depuis le 8 avril, son entreprise a fixé le prix de l’essence à 1,99 euro/L et celui du gazole à 2,25 euros/L dans ses 3 300 stations-service. S’il est difficile de mesurer le coût de ce bonus pour les finances de TotalEnergies, les précédents mécanismes mis en place apportent quelques éléments. En 2023, la même initiative décidée après le déclenchement de la guerre en Ukraine, avait coûté « entre 400 et 500 millions de dollars » au pétrolier, sur un an. Loin, en somme, du rendement qui serait attendu avec une taxe sur ses 6 milliards de profits.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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