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6 mai 2026Les marges des distributeurs de carburant sont en moyenne équivalentes à celles pratiquées avant la guerre au Moyen-Orient, annonce le ministère de l’Economie – franceinfo
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Notre équipe analyse l'article « Les marges des distributeurs de carburant sont en moyenne équivalentes à celles pratiquées avant la guerre au Moyen-Orient, annonce le ministère de l’Economie – franceinfo » pour en tirer les points essentiels.
À savoir
Dans le contexte de forte hausse des prix à la pompe, le gouvernement a dévoilé pour la première fois mercredi ses estimations concernant les marges brutes réalisées par les distributeurs en France.
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Les distributeurs ne s’enrichissent pas de manière abusive dans le contexte de crise énergétique, selon les calculs de Bercy. Le ministère de l’Economie a dévoilé, mercredi 6 mai, les premières données concernant l’évolution des marges brutes des distributeurs de carburant en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février. Selon les enseignements issus de ces estimations, réalisées à partir de données publiques et des échanges du gouvernement avec les distributeurs, les marges brutes de ces acteurs sont en moyenne équivalentes à celles pratiquées avant la crise.
Dans le détail, selon les données de Bercy, la marge brute moyenne des distributeurs concernant le gazole était de 26,7 centimes d’euro par litre entre le 1er mars et le 4 mai. Un chiffre légèrement inférieur à ce qui était pratiqué avant le déclenchement de la guerre, puisqu’entre le 1er janvier et le 28 février, cette marge brute était de 28,1 centimes. Concernant l’essence SP95-E10, la marge moyenne sur la même période est de 27,9 centimes par litre, contre 29,6 centimes par litre sur les deux premiers mois de l’année, avant le début des hostilités en Iran.
Bercy met cependant en garde : « Cette marge brute ne doit pas être confondue avec une marge nette. » Alors que la marge nette correspond à « ce qui va dans la poche de l’entreprise », la marge brute représente la différence entre le prix auquel le distributeur achète le carburant en sortie de raffinerie et le prix auquel il le vend à la pompe. Elle se décompose en plusieurs éléments : les coûts qui sont liés au stockage, au dépôt, au transport depuis les raffineries, les coûts de distribution liés notamment à l’exploitation des stations, mais aussi le coût lié aux réglementations, comprenant la très décriée collecte des Certificats d’économies d’énergie (CEE). Cela comprend enfin la marge commerciale, qui correspond à ce qui revient directement au distributeur.
Le montant réel, et précis, des marges nettes réalisées par les distributeurs, lui, n’est pas connu. « Il faut avoir accès à la comptabilité détaillée de chacun, ainsi qu’à leurs coûts internes, toutes choses auxquelles nous n’avons pas accès », temporise Bercy.
Ces marges brutes n’ont pas toujours été stables, ajoute encore le ministère de l’Economie. « Nous avons constaté à l’arrivée de la crise un affolement de ces marges – qui avaient pu augmenter largement – mais la situation a été rétablie depuis. C’est le fruit du dialogue que l’Etat a mené avec les distributeurs », martèle la même source.
Bercy identifie en effet une « première période avec une évolution plutôt à la hausse des marges au moment du début du conflit ». Une hausse des marges brutes temporaires allant jusqu’à 10 centimes est alors enregistrée. « A ce moment-là, l’Etat a organisé le dialogue avec les distributeurs et ce qu’on constate dans un deuxième temps, c’est que les marges se sont à nouveau stabilisées autour du niveau d’avant-crise », poursuit la même source. Dans le contexte de la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, l’exécutif avait aussi fait savoir, mi-avril, envisager de passer par un décret pour plafonner les marges des distributeurs.
Dans le détail, les marges brutes les plus faibles sont enregistrées chez les « majors pétrolières », qui comprennent notamment TotalEnergies (23,4 centimes/litre depuis mars pour le gazole contre 32,1 centimes/litre avant guerre). « La politique commerciale de Total explique la baisse de la marge brute pour les majors » pétrolières, analyse Bercy. Depuis le 8 avril, le prix des carburants est en effet plafonné dans les 3 300 stations-service du groupe.
Ce plafonnement a conduit à un changement des pratiques de consommation de carburant. « Les Français se sont plus tournés vers les stations Total [l’une des majors pétrolières] ; la marge brute comprend alors des coûts fixes qui doivent être distribués sur moins de volumes vendus [pour les autres distributeurs]« , analyse Bercy. Résultat, une très légère hausse des marges brutes est tout de même observée pour les distributeurs rassemblés sous la catégorie « grandes et moyennes surfaces » (27,3 centimes par litre entre le 1er mars et le 4 mai pour le gazole, contre 26,3 centimes par litre entre le 1er janvier et le 28 février). « Cette marge brute intègre aussi les coûts de transport, or, transporter du carburant jusqu’au point de destination coûte plus cher [depuis le début de la crise] », avance également Bercy comme piste d’explication.
Une actualisation sera faite « chaque semaine pour que les Français puissent suivre l’état de la situation », a précisé un peu plus tôt mercredi la ministre déléguée chargée de l’Energie, Maud Bregeon, à la sortie du Conseil des ministres, en évoquant une « opération de transparence ».
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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