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8 mai 2026Élections locales au Royaume-Uni : Keir Starmer « est en sursis », affirme l’éditorialiste Anne-Elisabeth Moutet
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Élections locales au Royaume-Uni : Keir Starmer « est en sursis », affirme l’éditorialiste Anne-Elisabeth Moutet ».
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Alors que les résultats des élections locales tombent au compte-gouttes au Royaume-Uni, le Premier ministre travailliste Keir Starmer « est en sursis », affirme Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph, vendredi 8 mai, sur France Inter. « Je lui donne deux, trois semaines », poursuit la rédacteur qui estime qu’il est « en réalité en sursis depuis trois mois ». Selon elle, « la probabilité que Keir Starmer soit viré par son propre parti pour être remplacée par un autre Premier ministre (…) est très grande, donc il aura finalement eu une carrière assez courte ».
« Il n’a pas fallu beaucoup plus d’un an aux travaillistes pour perdre la majorité dans le pays, alors qu’ils ont à la Chambre [des communes] une très confortable majorité », lance Anne-Elisabeth Moutet. Elle précise que les prochaines élections législatives sont prévues pour 2029. D’après l’éditorialiste, la chute de Keir Starmer vient notamment du scandale qui a découlé de la nomination de Peter Mandelson, proche du criminel sexuel Jeffrey Epstein, au poste d’ambassadeur à Washington. « Ça arrive couronnant un système où toutes les promesses de l’élection gagnée il y a un an et demi n’ont pas été tenues, en partie à cause de la crise mondiale, mais aussi parce que le gouvernement a fait énormément de gaffes en relativement peu de temps », précise-t-elle.
Le parti travailliste à la peine face aux nationalistes
Sur les conseils locaux qui ont été dépouillés avant vendredi matin, 60% des sièges qu’essayaient de remporter les travaillistes ont été perdus, aussi bien en Angleterre qu’en Écosse, au Pays de Galle et en Irlande du Nord. « Ce qui est absolument fascinant, c’est de voir à quel point les forces centrifuges du mécontentement ont chacune envoyé ces nations dans des endroits différents », souligne Anne-Elisabeth Moutet. Au Pays-de-Galle, par exemple, le parti indépendantiste Plaid Cymru « remporte une partie des élections ». En Écosse, qui traditionnellement « aidait les socialistes au pouvoir », le vote est aussi « très nationaliste », note la spécialiste.
L’éditorialiste analyse les causes qui ont poussé les électeurs à rejeter le parti travailliste :« Comme d’habitude dans les élections britanniques, ça a été d’abord l’économie qui ne va pas bien, et ensuite le sentiment que les travaillistes n’avaient pas tenu leurs promesses. Et finalement, alors ça, c’est la surprise générale de toutes les élections à chaque fois ‘oh ils n’ont pas fait ce qu’ils avaient dit faire et en plus ça ne va pas beaucoup mieux’ Et l’idée aussi qu’un certain nombre des fractures de la société britannique qui sont des fractures culturelles autant que des fractures économiques n’ont pas été résolues. »
Même si ces élections ne changeront pas fondamentalement la composition du gouvernement du Royaume-Uni, à part peut-être le départ de Keir Starmer, « c’est tout de même quelque chose qui est assez important pour donner l’état d’esprit du pays », affirme Anne-Elisabeth Moutet.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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