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8 mai 2026Reuters.com
8 mai 2026« C’est un 8-Mai qui rappelle que nous sommes sortis de 70 ans de dividendes de paix », déplore Jean-Louis Thiériot, député Droite Républicaine – franceinfo
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « « C’est un 8-Mai qui rappelle que nous sommes sortis de 70 ans de dividendes de paix », déplore Jean-Louis Thiériot, député Droite Républicaine – franceinfo ».
À retenir
Invité politique de « La Matinale », l’élu Républicain de Seine-et-Marne profite des commémorations du 8-Mai 1945 pour saluer la mémoire des militaires tués depuis le début du conflit au Moyen-Orient. « La liberté, les intérêts de la France se défendent toujours, les armes à la main », souligne-t-il.
Invité politique de Serge Cimino ce vendredi 8 mai, Jean-Louis Thiériot, député Droite Républicaine de Seine-et-Marne, revient sur les enjeux de la guerre au Moyen-Orient pour le pays, en parallèle de la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale : « Nous avons, en tant que grande puissance mondiale, un rôle à jouer pour contribuer à la libération des flux maritimes », estime-t-il notamment. Et de reprendre l’expression « dividendes de la paix », employée en mars par le président Emmanuel Macron, qui annonçait alors des investissements dans la défense française.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Serge Cimino : Nous sommes le 8-Mai, un 8-Mai au milieu des conflits. Certes, c’est la commémoration de la victoire contre l’Allemagne nazie, la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, mais nous sommes au cœur de deux conflits. L’un qui dure depuis 2022, l’invasion de l’Ukraine par les Russes, et le conflit au Moyen-Orient. C’est un drôle de 8-Mai…
Jean-Louis Thiériot : C’est un 8-Mai qui rappelle que la guerre est malheureusement au cœur de l’histoire et que nous sommes sortis de 70 ans de dividendes de paix. C’est aussi un drôle de 8-Mai, parce qu’on se rend compte que ceux qui sont tombés en 1940-1945 pour libérer le pays, leurs successeurs, les jeunes soldats français, tombent encore, et on ne peut pas en ce 8 mai ne pas penser au Major Frion, au sergent-chef Montorio, et à Anicet Girardin, qui sont tombés ou en Irak ou au Liban. La liberté, les intérêts de la France se défendent toujours, les armes à la main.
Nous sommes, le président de la République l’a dit clairement, le Premier ministre l’a rappelé, en position défensive, avec, au moment où on se parle, le Charles de Gaulle qui fait route vers le détroit d’Ormuz. Défensive certes, mais engagée quand même. Vous avez rappelé que la France a payé déjà un lourd tribut à ce conflit sans en être un belligérant. Est-ce que malgré tout, la France est plus que sur la défensive ?
La France fait ce qu’elle doit faire, je pense, sincèrement. Nous subissons aujourd’hui une guerre que nous n’avons ni choisie, ni décidée, à laquelle nous n’avons pas été associés. Les conséquences, elles sont sur le territoire national, on le mesure tous les jours quand on va prendre de l’essence, c’est le prix à la pompe. Quand vous coupez les flux maritimes, définitivement, c’est l’économie française qui s’enrhume. Donc, nous avons, en tant que grande puissance mondiale, un rôle à jouer pour contribuer – ce n’est pas nous qui arrêterons la guerre tous seuls – à la libération des flux maritimes. Et ça me donne quand même l’occasion de saluer nos soldats, nos marins de la Marine nationale, qui ont réussi une manœuvre que nous sommes le seul pays européen à avoir été capables de faire : faire basculer un groupe aéronaval avec tous ses soutiens en Méditerranée en quelques jours. Franchement, nous fêtons les 400 ans de la Marine, et je dis chapeau la royale !
Vous l’avez dit, elle a un coût cette guerre, même si nous n’y participons pas, nous la subissons. En particulier les Français qui ont besoin de faire le plein chaque jour. Est-ce que vous diriez que la réponse du gouvernement est la bonne, c’est-à-dire des aides ciblées pour ne pas toucher au déficit ? Est-ce que c’est une bonne réponse, ou est-ce qu’il fallait revenir au « quoiqu’il en coûte » à un moment donné ? Est-ce qu’il faut d’abord maîtriser les dépenses publiques ?
Le « quoiqu’il en coûte » est possible quand votre situation budgétaire n’est pas catastrophique. Aujourd’hui, nous avons plus de 3 500 milliards de dette, causée partiellement par le « quoiqu’il en coûte ». Vous pouvez le faire une fois, vous ne pouvez pas le faire à chaque fois. Les aides ciblées, c’est très bien. On protège les plus gros rouleurs. Le gouvernement a pris l’engagement que tous les surplus fiscaux seraient redistribués à ceux qui ont besoin.
Pour la période actuelle, autour de 190 millions d’euros.
C’est la moins mauvaise des solutions.
La moins mauvaise ? Vous êtes, vous, Les Républicains, pour la maîtrise des dépenses. Mais est-ce que là, il n’y a pas une situation exceptionnelle qui fait que malgré tout, on va perdre de l’argent ? Parce qu’il y aura moins de rentrées fiscales, puisque les Français ont fait leur choix. Ils consomment moins de carburant. Et ça, c’est de l’argent perdu pour l’État. Est-ce qu’il n’y a pas un bénéfice risque à revoir dans cette affaire ?
Je crois qu’on a quand même une politique générale qui est plutôt d’utiliser moins de pétrole. Donc, on ne fait pas rouler les voitures pour faire des revenus fiscaux. Ce qu’il faut, c’est que le quotidien des Français ne soit pas trop impacté, et en particulier celui des Français qui travaillent. Dans ma circonscription de Seine-et-Marne, j’ai beaucoup de gens qui ont besoin de prendre leur voiture pour aller travailler, et ceux paradoxalement qui ne travaillent pas, parce que c’est leur choix ou les circonstances, sont favorisés par rapport à ceux qui vont travailler. Vous ne pouvez pas payer des gens au SMIC et considérer que 10 % du SMIC va être consommé par la pompe.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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