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7 mars 2026François Bayrou annonce un vote de confiance, la réaction de la Bourse de Paris est immédiate
DAMIEN MEYER / AFP
François Bayrou photographié lors d’une visite à Angers le 24 juillet (illustration)
FRANCE – C’est une réaction qui en dit long sur l’annonce de François Bayrou de solliciter un vote de confiance extrêmement périlleux à l’Assemblée nationale. La Bourse de Paris a nettement reculé ce lundi 25 août, dans la foulée de l’intervention devant la presse du Premier ministre sur le budget.
L’indice vedette parisien, le CAC 40, a ainsi chuté de 1,59 %. Peu avant l’intervention du Premier ministre, il évoluait seulement en légère baisse. « Les marchés voient bien que la survie de François Bayrou à son poste de Premier ministre est de moins en moins assurée » et que « son gouvernement ne tient plus qu’à un fil », explique à l’AFP Vincent Juvyns, stratégiste à ING.
Parmi les plus grosses chutes figuraient Vinci (-5,81 % à 121,50 euros), Veolia (-3,82 % à 29,21 euros), Bouygues (-4,49 % à 36,97 euros). Les titres des banques, très sensibles à la situation politique et budgétaire, ont aussi reculé : BNP Paribas (-3,54 % à 80,43 euros), Crédit Agricole (-2,96 % à 16,55 euros) et Société Générale (-3,49 % à 55,82 euros).
François Bayrou a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il solliciterait la confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, abattant une nouvelle carte pour faire adopter son plan d’économies budgétaires, dans le cadre des discussions sur le budget 2026. LFI, les Ecologistes, le PCF mais aussi le Rassemblement nationale ont très rapidement annoncé qu’ils voteraient contre la confiance, mettant d’ores et déjà en péril l’avenir du Premier ministre
Taux d’intérêt qui grimpent
« Si François Bayrou quitte son poste, cela pourrait mettre fortement sous pression les titres de la dette française », explique à l’AFP Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore.
Signe de l’inquiétude, le taux d’intérêt de la dette française a grimpé dans la foulée de l’intervention de François Bayrou. A échéance dix ans, il est passé à 3,50 %, contre 3,42 % le vendredi 22 août en clôture.
Cette réaction épidermique des marchés n’est pas sans rappeler celle survenue après la dissolution de l’Assemblée Nationale en juin 2024, ou après la censure du gouvernement de Michel Barnier en décembre 2024.

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