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8 mai 2026La compagnie Volotea sur le gril pour ses prix augmentés après l’achat des billets, sur fond de flambée du kérosène
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Quelques points clés à retenir concernant « La compagnie Volotea sur le gril pour ses prix augmentés après l’achat des billets, sur fond de flambée du kérosène ».
Résumé synthétique
Elle est pointée du doigt à Paris comme à Bruxelles. La compagnie aérienne low-cost Volotea a été rappelée à l’ordre ce vendredi 8 mai par des dirigeants français et européens. Ces derniers interrogent voire contestent la légalité d’un outil employé par l’entreprise espagnole en pleine crise du secteur aérien et qui lui permet de réviser le prix du billet après l’achat, en fonction des variations du coût du carburant.
Dans un contexte de flambée des prix du kérosène, sur fond de guerre au Moyen-Orient, la révision des prix tourne vite au supplément carburant, aux dépens des voyageurs déjà inquiets de voir leur vol annulé. Si le directeur France de Volotea, Gilles Gosselin, a justifié cette politique jeudi auprès de l’AFP, évoquant l’« ouragan » de « crise énergétique » qui secoue le secteur aérien, la révision des prix après l’achat vaut des critiques à l’entreprise.
Du côté de l’UE, qui a réagi ce vendredi, c’est un nom ferme et définitif. L’ajout d’un supplément carburant « ne peut se justifier », a déclaré devant la presse une porte-parole de la Commission européenne, Anna-Kaisa Itkonen, selon qui les compagnies qui modifient le prix d’un billet après la réservation s’exposent à la législation européenne en matière de concurrence déloyale.
Pour l’UE, « toute modification rétroactive » du prix est « exclue »
Dans un bulletin publié ce vendredi sur la crise énergétique qui touche le secteur aérien et a déjà conduit à la fermeture d’une compagnie, Bruxelles souligne que « toute modification rétroactive » du prix du billet d’avion est « exclue ». « Les compagnies aériennes ne peuvent pas prévoir dans leurs conditions générales des clauses leur permettant d’augmenter le prix du billet au-delà de celui annoncé au moment de l’achat, au motif que le carburant s’est révélé plus coûteux que prévu », insiste la Commission.
L’UE mentionne une exception pour les forfaits touristiques, avec des agences de voyages par exemple, pour lesquels une augmentation du prix est possible en fonction du coût du carburant, si elle est prévue dans le contrat. Dans ce cas, une augmentation jusqu’à 8 % du prix du forfait ne nécessite pas l’accord du voyageur. Au-delà de ce seuil, il peut soit accepter l’augmentation soit résilier le contrat sans frais.
De son côté, Volotea assure que sa politique d’ajustement des prix est dans les règles. « La légalité de notre dispositif a été confirmée par trois cabinets indépendants spécialisés dans le droit du transport aérien et du consommateur. La mesure est transparente, elle est temporaire et va dans les deux sens », à la hausse comme à la baisse, avait assuré jeudi à l’AFP son directeur France, Gilles Gosselin.
Le ministre du Tourisme juge « illégal » le prix flexible après achat
Le supplément carburant de Volotea fait aussi grincer des dents dans les rangs du gouvernement français. Invité de CNews et Europe 1 ce vendredi, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a fait état de « discussions avec cette compagnie sur un plan juridique ». « Nous avançons un certain nombre d’arguments, notamment concernant le droit à la concurrence », a-t-il ajouté.
Le ton était un peu plus ferme mercredi. Lors d’un aspect presse, Philippe Tabarot avait aussi évoqué « un échange » avec les représentants de Volotea et il affirmait alors : « Nous considérons que quand le billet est acheté et que la transaction a été réalisée, il ne faut pas revenir sur cet accord ». Le ministre assurait par ailleurs que « les autres compagnies […] ne pratiqueront pas ce qu’a fait Volotea ou ce que propose Volotea aujourd’hui ».
Les manœuvres de la compagnie espagnole lui valent aussi les foudres du ministre du Tourisme, Serge Papin, qui s’y est opposé ce vendredi sur franceinfo. « La DGCCRF [la Répression des fraudes, ndlr.] va sanctionner s’il y a des augmentations au dernier moment » des billets, a-t-il assuré. Le prix flexible après achat « est illégal », a insisté le ministre, martelant que « le prix est ferme » et que l’information a été répétée aux compagnies aériennes lors d’une réunion mercredi à Bercy.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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