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20 mai 2026Le Royaume-Uni bientôt de retour dans l’Union européenne? Un « je t’aime moi non plus » perpétuel
Analyse : L'équipe partage son regard sur les points principaux de cette information.
Un point rapide sur l'article « Le Royaume-Uni bientôt de retour dans l’Union européenne? Un « je t’aime moi non plus » perpétuel » selon nos journalistes.
Éléments essentiels
L’ancien ministre de la Santé du gouvernement travailliste qui dirige l’Angleterre, Wes Streeting, a proposé samedi 16 mai la réintégration du Royaume-Uni à l’Union européenne. Une prise de parole qui trouve écho dans l’histoire.
Et si le Royaume-Uni réintégrait l’Union européenne? C’est une idée très sérieuse proposée samedi 16 mai par un potentiel futur Premier ministre anglais. Il s’agit de Wes Streeting, l’ancien ministre de la Santé du gouvernement travailliste qui dirige l’Angleterre.
Ce dernier a démissionné la semaine dernière, avec une idée derrière la tête. Il souhaite prendre la place de l’actuel Premier ministre, Keir Starmer, fragilisé par des défaites électorales. C’est donc cet ancien ministre qui a mis le feu aux poudres en déclarant que l’avenir du Royaume-Uni serait un jour dans l’Union européenne. En ajoutant même que le Brexit était une « erreur catastrophique ».
« Je t’aime moi non plus »
Un retour des Anglais dans l’Union européenne serait un retournement spectaculaire, mais ça serait loin d’être le premier. Les Anglais ont toujours eu un étude compliqué avec l’Union européenne. Ils ont toujours voulu en faire partie, et en même temps, ils ont passé tout leur temps à s’en plaindre. Un « je t’aime moi non plus » perpétuel.
Pourtant, au tout début, c’est la France qui ne voulait pas de l’Angleterre dans l’Europe. À l’époque, ce n’était pas encore l’Union européenne, mais son ancêtre, la Communauté économique européenne. L’Angleterre voulait en faire partie, sauf que le général de Gaulle ne voulait pas en entendre parler.
En 1963, alors que de Gaulle est président, il donne une conférence de presse solennelle. Et là, coup de tonnerre. Sans avoir prévenu personne, il met un véto à l’entrée de l’Angleterre dans la communauté européenne.
Il trouvait que c’était une mauvaise idée. Que la structure de l’Angleterre était « très originale », qu’elle différait trop de celle des continentaux. Une déclaration qui avait provoqué un tollé à Londres où la presse s’était déchaînée contre la France. Mais de Gaulle était resté droit dans ses baskets: ça sera non à l’Angleterre, jusqu’à ce qu’il quitte le pouvoir en 1970. De Gaulle parti, l’Angleterre finit par adhérer à la CEE en 1973.
Les exigences du Royaume-Uni
Sauf que ça va vite poser des problèmes. À la fin des années 1970, c’est l’inflexible Margaret Thatcher, la Première ministre britannique. Elle entre en guerre contre l’Europe, jugeant que l’Angleterre contribuait trop au budget européen par rapport à ce que cela lui rapportait.
Elle avait d’ailleurs prononcé une phrase restée légendaire: « I Want my money back ! », en français « je veux récupérer mon argent ». Un bras de fer contre les institutions européennes qu’elle va remporter.
Finalement les Anglais veulent être dans l’Union européenne, mais à leurs conditions. Une Union européenne à la carte. En 1992, ils demandent encore un privilège en refusant d’adopter la future monnaie commune, l’euro. Là encore, l’Union européenne a cédé et leur a permis de garder la livre sterling. Cette histoire s’est terminée par le fameux Brexit en 2020. Mais rien de définitif, avec les Anglais, on peut s’attendre à tout.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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