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20 mai 2026« Ça va très mal » : près de Florence, en Italie, le secteur du luxe souffre de la guerre au Moyen-Orient
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « « Ça va très mal » : près de Florence, en Italie, le secteur du luxe souffre de la guerre au Moyen-Orient ».
Ce qu’il faut observer
La guerre au Moyen-Orient fait perdre son éclat au secteur du luxe. Les ventes sont en baisse, les coûts de production en hausse et des premières suppressions de postes sont annoncées en Europe. En Italie, les syndicats appellent à la grève, mercredi 20 mai, chez Kering, le groupe français, propriétaire des marques Saint Laurent, Gucci ou encore Balenciaga.
À Scandicci, dans l’atelier Arpas qui emploie 11 salariés, au milieu des métiers à tisser et des bobines de fil, Francesca Poggiaali a petite mine. Les groupes de luxe ne lui passent plus commande. « Notre chiffre d’affaires s’est écroulé de près de 60 % depuis 2022, la clientèle russe était très importante pour le monde du luxe, maintenant c’est celle des Émirats qui s’en va », explique-t-elle.
« La filière italienne presque entièrement dépendante des groupes français de luxe »
La crise va au-delà. Il y a plus de 5 000 entreprises à Scandicci, haut lieu de l’industrie du luxe et de ses sous-traitants, et dans la ville voisine. Moins 22 % dans le secteur de la mode en quatre ans. « Ça va très mal, les goûts des nouvelles générations ont changé, on préfère s’offrir un voyage qu’un objet de luxe, la croissance chinoise n’est plus la même et il y a un phénomène de fond de relocalisation, comme celui du textile en Angleterre, pour des raisons de coût », explique Simone Balduzzi, président de CNA Moda qui représente les artisans. « Avec cette réorganisation, la filière italienne est presque entièrement dépendante des groupes français de luxe », affirme Simone Balduzzi.
Les géants du luxe ne sont plus une garantie d’activité pour les PME. Kering, qui emploie environ 6 000 personnes en Toscane, vient de présenter un plan de relance visant à doubler sa marge. Pour Massimo Bollini du syndicat CGIL, cela passera par des suppressions d’emplois. « Il y a deux ans encore, la mode représentait 17 % de l’activité économique en Toscane, on parle de 150 000 emplois. Ici, à Scandicci, une écrasante majorité des habitants vit de la mode au sens large, ce serait un bain de sang, des milliers de personnes sans travail, on ne peut pas se le permettre », assène le syndicaliste. Les suppressions de postes ont commencé chez Alexander McQueen.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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