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En décidant de venger la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 mars, le Hezbollah est entré en guerre contre l’État d’Israël – et a entraîné avec lui le Liban tout entier. Depuis le lundi 2 mars, Israël mène une campagne de bombardements massive au Liban qui a déjà provoqué, à ce jour, la mort de plus de 50 personnes et le déplacement d’au moins 58 000 autres.
Créé en 1982, le Hezbollah, déjà affaibli par la dernière guerre avec Israël (octobre 2023-novembre 2024), avait pourtant tout à perdre en s’impliquant dans le conflit régional : de fait, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a réagi dès lundi en prenant la décision inédite d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, exigeant qu’il remette ses armes à l’État et se limite à l’action politique.
Alors que le désarmement du Hezbollah faisait déjà partie des conditions posées par Israël dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2024 – accord qu’Israël n’a pas non plus respecté en bombardant régulièrement le Liban depuis cette date –, le mouvement libanais se trouve aujourd’hui acculé et semble même perdre le soutien historique d’une partie de la population chiite.
Pourquoi le Hezbollah a-t-il réagi ainsi à la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei ? Quelle stratégie est désormais adoptée par Israël, qui a promis de frapper le Hezbollah jusqu’à son désarmement total ? Le Hezbollah est-il en capacité d’y faire face ? Quelles peuvent être les conséquences de la forte pression exercée par l’État libanais lui-même sur le Hezbollah, alors même que le gouvernement compte aujourd’hui plusieurs ministres affiliés au mouvement ? Le Hezbollah peut-il espérer survivre à cette opération considérée comme “suicidaire” par beaucoup ?
Julie Gacon et Marc Semo s’entretiennent avec Agnès Levallois et Anthony Samrani.
Le dessin de la semaine
Chaque semaine, Cultures Monde présente un dessin en partenariat avec l’association Cartooning for Peace, une plateforme qui regroupe les œuvres de dessinateurs de presse engagés qui combattent avec humour pour le respect des cultures et des libertés.
Référence sonore
- Elie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, lors d’une conférence de presse le mercredi 4 mars 2026.
Référence musicale
- Yasmine Hamdan – ‘Hon’

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