
Jeux paralympiques, relations Ukraine-Hongrie et affaire Al-Fayed : les informations de la nuit
7 mars 2026
La directive AIFM 2 | AMF
7 mars 2026Municipales 2026 : « Faire comprendre à nos enfants qu’avoir une femme tête de liste c’est la norme », constate cette maire de l’Aude alors que très peu de femmes briguent ce mandat
Alors que l’Observatoire régional de la parité révèle que les femmes demeurent minoritaires en tant que tête de liste aux municipales, Florie Blanc, maire de Maisons depuis 2020, déplore ce constat et souhaite une évolution de la société.
Élue depuis 2020 dans la commune de Maisons, 52 habitants, Florie Blanc brigue un second mandat. Dans le scrutin des municipales des 15 et 22 mars 2026, elle est seule candidate, sans adversaire comme d’autres maires. Ces derniers jours, l’Observatoire régional de la parité a relevé que les femmes restent absentes des têtes de liste.
Un constat qui touche le département de l’Aude avec 102 des 568 listes recensées dans les 433 communes. Un triste bilan que la maire de Maisons déplore. Mais l’édile donne d’autres chiffres, recensés par l’association des maires de l’Aude (AMA) tout aussi innquiétant : « Sur le mandat 2020-2026, seulement 72 femmes ont été élues maires sur les 433 communes du territoire. C’est 17 % de moins que la moyenne nationale », note-t-elle.
À lire aussi :
Municipales 2026 : dans l’Aude, les femmes restent largement absentes des têtes de liste
On ressent une obligation de perfection
Selon l’édile, qui siège également au bureau de l’AMA, ce bilan est lié à différents facteurs. « On ressent une obligation de perfection. Une élue doit être parfaite, c’est une véritable pression sociale car on n’a pas le droit à l’erreur. La peur de l’échec peut nous paralyser alors que justement c’est cette notion qui doit nous faire avancer », confie-t-elle. « Une mairie ça se gère avec passion. La société demande aux femmes d’être toujours 100 % maman, 100 % professionnelle ou 100 % élue. Or ce n’est pas possible, diriger c’est également déléguer. C’est pour toutes ces raisons que l’on a du mal à sauter le pas », déplore Florie Blanc.
Elle-même en 2020, âgée de 32 ans au moment de son élection, ressent cette pression sociale en devenant maire de sa commune. « Il y a une peur de l’échec car on ne nous le pardonne pas comme pour les hommes. Alors que justement l’échec doit être valorisé. Tout le monde peut se tromper et c’est cela qui fait avancer », plaide la première magistrate.
Le système te fait penser qu’il y a un plafond de verre
Mais alors comment faire pour que plus de femmes s’investissent en tant que tête de liste ? Pour Florie Blanc, cela réside dans le fait de repenser la société. « Il faut faire comprendre à nos enfants qu’avoir une femme tête de liste c’est la norme en assumant le fait de pouvoir se tromper mais qu’il faut y aller car j’ai mes convictions. Le système te fait penser qu’il y a un plafond de verre qui est pourtant facile à briser », tranche-t-elle.
Cependant dans la communauté de communes Corbières Salanque Méditerranée, où siège la maire de Maisons, cette dernière regrette que le nombre de femmes candidates régresse : « On était cinq femmes entre 2020 et 2026, on devrait être plus que deux pour le prochain mandat. »

9999999
