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21 mai 2026600 professionnels du cinéma signent une tribune anti-Bolloré : « On peut regretter la réaction à chaud » du patron de Canal+, affirme le président du Centre national du cinéma
Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « 600 professionnels du cinéma signent une tribune anti-Bolloré : « On peut regretter la réaction à chaud » du patron de Canal+, affirme le président du Centre national du cinéma ».
Résumé des éléments principaux
La polémique autour du cinéma français s’intensifie après la tribune anti-Bolloré. Le président du CNC appelle à apaiser les tensions, rappelant que Canal + finance encore la moitié des films produits chaque année.
Le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) Gaëtan Bruel a dit ce lundi 18 mai « regretter » la avis de Maxime Saada, patron de Canal +, qui a déclaré la veille, à Cannes, ne plus souhaiter travailler avec les 600 signataires d’une tribune anti-Bolloré.
Celle-ci, signée notamment par Juliette Binoche, Swann Arlaud et Adèle Haenel, dénonce « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma par l’intermédiaire du milliardaire conservateur, actionnaire de référence de Canal + en passe d’acquérir UGC.
« J’ai un certain sentiment de gâchis » après « les propos de Maxime Saada », a déclaré Gaëtan Bruel sur France Inter. « On peut regretter sa réaction qui aggrave les clivages au lieu de rassembler », a-t-il poursuivi, soulignant que cette prise de position « pose question » sur « le plan de la liberté d’expression », puisque « le droit à la critique fait partie de ce principe fondamental ».
Le président du CNC s’est dit « d’autant plus surpris » de cette réaction car Canal + avait, « jusqu’à présent, toujours fait honneur à ce principe en soutenant tous les cinéastes », citant notamment les films Dossier 137 de Dominik Moll, ou encore L’Histoire de Souleymane de Boris Lojkine, financés par le groupe.
Cependant, il a tenu à nuancer sa lecture de l’intervention du patron de Canal +, estimant que « tout le reste de son propos était de nature à calmer les esprits » et qu’il « a du mal à y voir autre chose qu’une opinion à chaud ».
Il a notamment relevé que le patron de Canal + « a eu des mots très forts de défense du CNC », un paramètre qui « a moins été relevé » dans les comptes rendus médiatiques, et qu’il juge « dommage », car cette « défense nette du CNC et de France Télévisions devrait justement intéresser ceux qui s’inquiètent du positionnement de Canal dans le contexte politique actuel ».
Nouvelle fronde contre Bolloré
Gaëtan Bruel a par ailleurs estimé, sur le fond, qu' »à date, il est factuellement faux de dire que Canal aurait renoncé à soutenir la diversité du cinéma français » et qu’il « faut faire attention aux prophéties auto-réalisatrice ».
Puis de rappeler que « Canal, c’est la moitié des films français produits chaque année, avec 100 films sur 200 ».
À Cannes, cette année, « on a 13 films sur 22 en compétition qui viennent de Canal, donc je respecte absolument la démarche des signataires de la tribune, mais je ne me retrouve pas dans les faits qu’ils avancent », a-t-il conclu.
Dimanche, Maxime Saada avait déclaré avoir vécu cette pétition comme « une injustice vis-à-vis des équipes Canal », estimant qu’elle revient à qualifier les équipes de Canal + de « crypto-fascistes ».
Cette nouvelle crise intervient alors que Vincent Bolloré fait déjà l’objet d’une fronde dans l’édition menée par quelque 200 auteurs publiés chez Grasset, à la suite du limogeage de son PDG Olivier Nora.
Le 11 mai, la majorité des auteurs étrangers publiés chez Grasset ont annoncé, dans un texte commun, qu’ils ne soumettront pas leurs prochains livres à la maison d’édition.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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