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21 mai 2026Grève à Médipôle : la médiation se poursuit entre la direction et les délégués syndicaux, le service de dialyse fortement impacté
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L'équipe met en lumière les points essentiels de « Grève à Médipôle : la médiation se poursuit entre la direction et les délégués syndicaux, le service de dialyse fortement impacté ».
Analyse rapide
La première médiation au sein de l’inspection du travail s’est déroulée ce mercredi 20 mai 2026 entre les représentants syndicaux et le directeur de l’établissement. Par la présence d’un médiateur, nommé en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales, l’objectif était de reprendre le dialogue social et de poursuivre les négociations. Une 2e réunion a lieu ce jeudi 21 mai 2026.
Ce mercredi, déléguées syndicales (CGT et Cfdt) représentées par Anne-Laure Affani et Hélène Massé, et le directeur de la clinique Médipôle, Valery Folcher, étaient reçus par le médiateur Serge Deltor, nommé la veille en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties. Après de longues heures d’échanges terminés dans la soirée, le note était fait ce jeudi matin aux salariés au cours de la traditionnelle assemblée générale. « Ils sont revenus sur les propositions qui avaient été faites le lundi, à savoir un intéressement de 1 500 € sur 5 ans, 400 € de prime pérenne et 500 € de ppv (prime de pouvoir d’achat). Le médiateur a écouté les deux parties. On a demandé des argumentaires chiffrés pour savoir pourquoi la clinique n’avait pas les moyens d’aller plus haut mais nous n’avons pas toujours pas de réponses. Pareil pour savoir combien coûte la perte liée à la grève« , explique Anne-Laure Affani (CGT). Une deuxième réunion de médiation était prévue ce jeudi à 11 h. un aspect sera fait en fin de journée, avant une nouvelle assemblée générale ce vendredi matin.
De nouvelles propositions et des médecins dans l’incertitude
« On a quand même proposé la ppv à 700 €, on a eu une contre-proposition à 600 €. Concernant les jours de récupération et les congés payés, on a demandé si la moitié pouvait être posée sur la journée de grève, on n’a pas eu de non, donc on va aussi repartir là-dessus. Aujourd’hui, on va essayer de faire monter les 400 € de prime pérenne« , expliquait Hélène Massé (Cfdt).
Dans ce contexte tendu qui dure depuis près d’un mois, le mot d’ordre était « de rester unis« . « Notre force c’est d’être ensemble« , soulignaient les déléguées syndicales. En effet, à l’issue du rendez-vous matinal, les salariés ont voté « non » à la proposition actuelle de la direction, reconduisant la grève au minimum jusqu’à demain matin.
Autre rebondissement dans ce mouvement de grève, les médecins ont également transmis un courrier à la direction de la clinique et à l’ARS ce mercredi soir annonçant une réduction de leur activité, avec des arrêts d’opérations prévus à partir d’aujourd’hui justifié par « cette situation d’incertitude de présence du personnel« .
Le service de dialyse fortement impacté
L’ARS des Pyrénées-Orientales, via son directeur départemental adjoint, Rémi Cros, faisait le critère ce matin sur le service de dialyse, fortement impacté. « le facteur principal à Médipole, ce sont les dialysés. Ce sont des interventions qui ne peuvent pas supporter le report et qui peuvent impacter sévèrement, voire de manière irréparable, les patients. On ne peut pas transférer le personnel d’autres établissements, c’est extrêmement compliqué puisque le matériel n’est pas du tout le même« , expliquait le directeur adjoint. En effet, une quarantaine de patients sont pris en charge chaque jour dans l’établissement. Dans cette situation de grève, des transferts sont organisés vers les centres hospitaliers de Perpignan et celui du Grand Narbonne. « Médipôle est vraiment le plus gros centre de dialyse du département. C’est extrêmement technique, difficilement reportable et impossible de mettre une staff différente sur un autre établissement, les appareils sont différents« , précisait-il. Une situation rappelant fortement celle vécue par le centre d’oncologie de la clinique Saint-Pierre à Perpignan.
Rémi Cros, le directeur département adjoint, est aussi revenu sur la « menace de fermeture de l’établissement » par le directeur Valéry Folcher. Il explique : « À aucun moment, il n’a été question de fermer la clinique à notre niveau. Mais là, c’est de l’ordre du dialogue social. Nous, notre rôle n’est pas là-dessus. Ce qu’on veut, c’est que le groupe Elsan retrouve son fonctionnement normal le plus rapidement possible et assure toutes les missions pour lesquelles nous lui donnons l’agrément« .
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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