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JEAN-MARC BARRERE / Hans Lucas via AFP
En une semaine de guerre au Moyen-Orient, essence et gazole ont déjà augmenté
Les prix à la pompe en hausse. Le SP95-E10, l’essence la plus consommée par les Français, se vendait vendredi 6 mars en moyenne 10 centimes plus cher qu’il y a une semaine avant le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les chiffres du gouvernement.
Vers 16H30 vendredi, environ la moitié (4.771) des stations-service sur le territoire avaient communiqué à Bercy leurs prix pratiqués à la pompe. Les données récoltées sont publiées en libre-accès.
Le SP95-E10 se vend vendredi en moyenne à 1,82 euro le litre, contre 1,72 le 27 février, la veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran, soit presque 6 % d’augmentation. Cela correspond à une augmentation d’environ 5 euros pour le plein de 50 litres d’une petite voiture.
L’augmentation du gazole est encore plus marquée : il se vend vendredi à 1,98 euro le litre en moyenne, contre autour de 1,72 euro le 27 février, soit 26 centimes d’augmentation (+15%). Le SP98 est vendredi à 1,92 euro le litre, 10 centimes de plus qu’au 27 février.
Pas de pénurie
La France est pour l’heure loin de la pénurie. À 15H05 vendredi, seules 2 % des stations-service faisaient face à une pénurie d’un carburant, selon le relevé du gouvernement.
Sous pression de l’opposition politique pour contenir les prix des carburants, le gouvernement avait défendu jeudi son action, réfutant que l’État soit le « grand gagnant » de la situation.
La cheffe des députés RN Marine Le Pen avait proposé mercredi de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses. Le président de la commission des Finances de l’Assemblée Éric Coquerel (LFI) avait, lui, demandé au gouvernement de « réfléchir à un blocage des prix » de l’essence.
Pour le gouvernement, pas question d’agir à ce stade sur des taxes dont l’État a besoin et qui, assure-t-il, ne dépendent pas tant du prix de l’énergie. La ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon avait estimé « inconcevable » de baisser TVA et TICPE, car cela entraînerait un trou de près de 20 milliards d’euros dans le budget de l’État.
La question des prix de l’énergie enflamme régulièrement le débat politique depuis la crise énergétique de 2022, liée à la guerre en Ukraine. Le gazole et les essences SP95-E10 avaient alors dépassé le seuil psychologique des 2 euros par litre.

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