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7 mars 2026l’ASM transfigurée Akliouche marque des points, Paris rincé… Coups de cœur et coups de griffe
DÉCRYPTAGE – Au-delà du résultat final, découvrez ce qui a retenu notre attention lors de PSG-Monaco vendredi, au Parc des Princes, lors du premier match de la 25e journée.
COUPS DE CŒUR
Le nouveau Monaco sur sa lancée
Tout nouveau, tout beau. Certes, il y a cette élimination en barrage de Ligue des champions… face au PSG (2-3, 2-2). Pour le reste, l’AS Monaco reste sur quatre victoires d’affilée et cinq succès sur les six dernières rencontres de championnat de France. Vendredi, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont pris le meilleur sur les champions d’Europe (1-3), au Parc des Princes, en ouverture de la 25e journée. Pas une victoire chanceuse, à l’arraché. Non. Les Asémistes ont tout simplement été meilleurs. «Une prestation collective fantastique, avec une grosse débauche d’énergie, on a été au maximum de nos ressources», savoure Pocognoli, dont la méthode porte enfin ses fruits.
«Je voulais qu’ils jouent avec une belle attitude», a encore salué le technicien belge, évoquant une pointe de «regrets» en repensant à la Ligue des champions et «une prestation remarquable» de ses joueurs, qui remontent à la cinquième place au classement de Ligue 1. «Il faut faire une grosse série et si on le fait, on peut espérer beaucoup de choses», lance-t-il. Une chose est sûre : cette AS Monaco a changé de braquet. Une vraie équipe. Tout bon.
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Akliouche marque (encore) des points
Maghnes Akliouche va bien, merci pour lui. Le néo international tricolore a vécu une première partie de saison cahin-caha, loin des standards qui lui avaient permis de s’inviter parmi les prétendants à la Coupe du monde. Il avait déjà répondu présent lors du match retour de C1. Bis repetita vendredi, avec une prestation XXL et encore un but. «Aujourd’hui il a fait encore un très bon match. Avec et sans ballon. Donc on est très content», savoure Sébastien Pocognoli. Du grand Akliouche, qui donne des gages à Didier Deschamps.
«Il ne me surprend pas, souffle Pocognoli. Tout simplement parce que je sais pourquoi il performe bien par moments. Je sais pourquoi il a eu une période plus difficile. Je sais ce qu’il apporte à l’équipe. On le sait tous. C’est un joueur créatif. Les joueurs créatifs, il faut en prendre soin, leur permettre de respirer. Mais quand tu es dans une série négative, ces joueurs créatifs peuvent manquer d’air. Et c’est à moi de lui donner, avec le staff, cette bouffée d’oxygène en le soutenant. En étant aussi demandeur de faire plus, peut-être, au quotidien», glisse-t-il, lui qui «espère» le voir appelé en Bleu, fin mars.
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Dembélé, le retour
L’entrée du Ballon d’or – absent sur blessure depuis le 17 février – a coïncidé avec le semblant de réveil parisien en seconde période, avant le coup de bambou signé Folarin Balogun et le troisième but monégasque. Lequel Balogun mériterait d’ailleurs un coup de cœur également, lui qui est d’une efficacité diabolique en ce moment. Évidemment, le retour d’Ousmane Dembélé est une bonne nouvelle en soi pour le PSG. Et encore plus le fait qu’il est rentré avec de l’envie à revendre. Une entrée qui invite à penser que «Dembouz» sera titulaire face à Chelsea. Tant mieux, car c’est encore et toujours le seul joueur capable de réellement enfiler le costume de faux 9…
COUPS DE GRIFFE
Paris, la tête ou les jambes ?
Dans la droite ligne de ses dernières sorties, le champion d’Europe sortant est apparu apathique, incapable de faire mal en transition, d’élever le rythme sur les phases de possession et d’agresser Monaco à la perte du ballon. Pas non plus d’anticipation à la perte. Rien. Ou pas grand-chose. Trop peu. Un PSG en manque d’idée, mais aussi et surtout de jus. Ça devient criant. Et le moral dans les chaussettes accessoirement. Les deux sont liés. «La confiance, ça ne s’achète pas à Monoprix», tonne Luis Enrique, évoquant un PSG «en difficulté». Alerte rouge. Logiquement battus par des Monégasques agressifs, les Rouge et Bleu sont rincés, eux qui sont encore dans la continuité de la longue saison écoulée plutôt que dans une nouvelle.
PSG : «La confiance, ce n’est pas quelque chose qu’on achète à Monoprix», grince Luis Enrique
La vraie question est de savoir s’il est raisonnable d’espérer mieux d’eux à ce moment de l’année. En Ligue 1, ça passera la plupart du temps. Face à Chelsea, mercredi, en huitième de finale aller de Ligue des champions, le révélateur sera impitoyable. À l’heure qu’il est, on ne sait pas bien ce qui leur manque le plus, la tête ou les jambes. Sans doute un peu des deux…
Opérations portes ouvertes
Dix buts encaissés sur les six derniers matchs. C’est le triste bilan défensif du PSG. Et encore, Matfey Safonov a réalisé plusieurs grosses parades vendredi, et il a aussi été sauvé par sa barre. Ça aurait pu être pire. L’inconséquence de Warren Zaïre-Emery, le dégagement raté de Vitinha, le ballon perdu de Kang-in Lee… Les buts sont venus d’erreurs individuelles. Mais le mal est plus profond. Pour bien défendre, le PSG doit bien attaquer, être irréprochable dans le pressing et le contre-pressing. Il ne l’est pas. Il ne l’est plus.
«Ça a été un match bizarre, estime Luis Enrique. On a fait beaucoup d’erreurs, par différents joueurs. Quand on est dans un moment comme ça, c’est difficile de changer… J’ai été dans cette position souvent dans ma carrière. Ce n’est pas le meilleur moment pour cela car c’est le moment clé de la saison. C’est à nous changer cela, corriger cela, retrouver la confiance. Je veux être optimiste avec mes joueurs et l’équipe pour essayer de retrouver la confiance et passer à la Ligue des champions», martèle le coach espagnol, à court de solution.
Monaco perd (encore) deux joueurs
Les membres du staff médical de l’AS Monaco ne manquent pas de travail cette saison. Loin de là… Et ils voient débarquer deux nouveaux joueurs, touchés vendredi, Vanderson et Caio Henrique. «Oui, on a encore deux blessures, peste Pocognoli, désabusé. C’est musculaire. Je n’ai rien à dire de plus… C’est malheureux. Surtout, ce sont des positions cruciales dans le schéma dans lequel on joue. Cela dit, les joueurs qui sont rentrés à leur place ont très bien fait (Christian Mawissa et Jordan Teze, NDLR). Mais c’est dommage parce que nos deux Brésiliens étaient dans une bonne forme. On va attendre le verdict et faire en sorte de trouver les meilleures solutions».

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