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7 mars 2026Dans l’oeil de Sophie Parmentier : la vie sous les bombes à Téhéran, municipales à l’ombre de la guerre, et la truffe
Le journal Le Monde et Le Figaro consacrent leurs Unes au Liban. « Le Liban replonge dans le cauchemar de la guerre », titre Le Figaro.
« L’offensive d’Israël plonge le Liban dans le chaos », écrit Le Monde.
Quand Libération publie de son côté un reportage exclusif en Iran. “La vie sous les bombes, entre résistance et répression.”
L’article est signé d’un journaliste iranien, anonymisé, et son reportage, très fort, commence par ces mots.
“Mort à Khamenei ! Mort à Khamenei !” “Depuis quelques jours, les Iraniens ont de nouveau donné de la voix, depuis leurs fenêtres ou les toits de leurs immeubles, reprenant un slogan qu’ils pensaient appartenir au passé après l’annonce de la mort du Guide suprême, Ali Khamenei, le samedi 28 février.
L’odeur de poudre partout dans Téhéran
Ce qui a déclenché cette nouvelle vague de protestations, c’est la dépêche diffusée avec enthousiasme par l’une des chaînes télé satellitaires les plus regardées du pays », affirmant que le 2e fils de l’ayatollah, Mojtaba Khamenei, aurait été choisi pour lui succéder.
Alors la population protestataire a juste changé le prénom : «Mort à Mojtaba ! Mort à Khamenei !”
Le journaliste iranien qui écrit ces lignes précise qu’à Téhéran, “rares sont ceux qui osent quitter leur domicile, et descendre dans la rue pour exprimer leur colère. Car, « même derrière leurs fenêtres ou sur les toits, personne n’est à l’abri. Dans plusieurs quartiers résidentiels de la capitale, les forces de sécurité ont tiré en direction des appartements d’où provenaient des chants ».
Hamid, un étudiant de 27 ans a été témoin de tels coups de feu. « J’étais tellement choqué ! », confie-t-il. Sa voix tremble.
« Une semaine après le début de la guerre, les Iraniens sont dans un état de tension extrême ».
A Téhéran, la première chose qui saisit « lorsque l’on sort de chez soi, c’est la forte odeur de poudre », lit-on page 6 de Libération.
« Les rues sont presque désertes, et la plupart des commerces fermés -après la mort d’Ali Khamenei, le gouvernement a décrété quarante jours de deuil national et ordonné la fermeture des institutions de l’Etat durant sept jours.
Seuls quelques cafés et restaurants ouvrent le soir après le coucher du soleil ».
« De nombreux habitants ont fui la capitale pour se réfugier dans d’autres villes. Les autres restent cloîtrés à leur domicile et sont parfois victimes d’attaques qui n’étaient censées viser que les installations militaires de la république islamique. Ainsi, Meysam, graphiste de 26 ans, se reposait chez lui à Téhéran un après-midi, avec ses parents et sa sœur, qui a crié soudain : «J’entends un avion de chasse. Il est tout près !» En quelques secondes, il y a d’abord eu une énorme explosion, puis la maison a tremblé violemment, et tout s’est effondré.» Meysam et sa famille s’en sont sortis vivants, mais pas leurs voisins. L’avion visait des Gardiens de la révolution, dans l’immeuble d’à côté.
« La vie à Téhéran sous les bombes », c’est un reportage rare, dans Libération.
La campagne des municipales éclipsée par la guerre au Proche-Orient
Dans la presse sinon, il y a quelques articles sur la campagne des municipales en France.
Avec un « suspense total à Paris » titre Le Parisien Aujourd’hui en France.
Mais ces municipales sont surtout « à l’ombre de l’international », note Le Figaro.
La campagne électorale a vu sa place réduite dans les médias nationaux. Des invités ont été décalés, ou ont même annulé. Et ce contexte international pourrait peser sur la participation. “On enregistre très peu de procurations” note un maire sortant inquiet, dans l’Indre.
Sinon, j’ai savouré ce matin un article du Monde. Dans M, le magazine du Monde. Un article signé Guillemette Faure, qui chaque semaine met en lumière les transformations invisibles de notre époque, son écriture est toujours savoureuse, et ce matin, tout particulièrement, car elle nous parle de truffe. « Longtemps, la plupart de ceux qui n’aimaient pas la truffe n’ont pas osé le dire, écrit-elle. Quelque chose de si rare ! De si cher ! Il aura fallu qu’on commence à en mettre partout pour qu’ils osent se plaindre ».
« J’ai peur bientôt du shampoing à la truffe ! »
« On trouve désormais du « brie fourré saveur truffe » chez Lidl, de la mayonnaise à la truffe chez Monoprix, et des gougères à la truffe blanche chez Leclerc. Il n’y a que la truffe qui ne soit pas à la truffe. C’est l’invasion de la « saveur truffe », pire, de l’« aromatisé à la truffe ».
“J’ai peur qu’on ait bientôt du shampoing à la truffe”, “après tout, c’est déjà arrivé avec l’avocat”, ironise Guillemette Faure, dans une colonne « lu et entendu ».
Alors, « on pourrait juger ce boom de la truffe anachronique, ajoute-t-elle, quand 77 % des Français déclaraient récemment devoir « se serrer la ceinture ». Au contraire, cet ingrédient permet de mettre un peu d’opulence dans le déclassement. Même si on ne peut pas devenir propriétaire ou s’acheter une voiture neuve, on peut encore s’offrir des chips à la truffe », même pas plus chères que celles au barbecue !

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