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Les frappes israéliennes sur le Liban ont provoqué 300.000 déplacés dans le pays, selon l’ONG Conseil norvégien pour les réfugiés. A Beyrouth, certaines familles fuient tandis que d’autres tentent d’éviter la rue et cherchent désespérement un logement.
Vendredi, Israël a intensifié ses frappes sur la banlieue sud de Beyrouth et sur le sud et l’est du Liban, faisant au moins neuf morts dans la région orientale de la Bekaa, selon les autorités libanaises.
Elles avaient annoncé plus tôt un bilan de 217 morts et 798 blessés depuis le début des frappes israéliennes lundi. Ces dernières ont provoqué 300.000 déplacés odans le pays, selon l’ONG Conseil norvégien pour les réfugiés.
« L’armée israélienne frappe actuellement les infrastructures du Hezbollah dans le quartier de Dahiyeh (banlieue en arabe, NDLR) à Beyrouth », a indiqué l’armée israélienne.
« J’ai passé 67 appels » en une journée
Les habitants de ce bastion du Hezbollah, où vivent d’ordinaire entre 600.000 et 800.000 personnes, ont fui en masse jeudi à la suite d’un ordre d’évacuation d’une ampleur sans précédent d’Israël.
Des centaines de familles dorment dehors, après avoir trouvé refuge sur le front de mer ou en centre-ville. RMC a rencontré une famille qui cherche désespérément un nouveau logement. Hassan tourne en rond dans la salle à manger de l’hôtel, l’oreille collée au téléphone « Juste ce matin, j’ai passé 15 appels. Depuis hier, 67. » Depuis leur fuite de la banlieue sud de Beyrouth, ce père de famille tente d’éviter la rue.
« Les gens profitent de la situation »
Sa soeur Nour fait défiler les annonces d’appartement, le front inquiet. « C’est cher, certains demandent de payer six mois d’avance, certains 1 an ! Mais ne sait pas si on sera toujours en guerre et on a déjà une maison! Les gens profitent de la situation. Nous ne faisons pas de politique, on veut la paix, on veut juste vivre », se désole-t-elle.
Sa mère raccroche, s’essuie les yeux. « Oui je suis en colère, comment pourrais-je être contente? », dit-elle. « C’est très stressant, vraiment on ne dort pas, on cherche jusqu’à minuit », ajoute sa fille, qui explique avoir le sentiment d’être rejetés parce qu’ils sont chiites.
« Bien sûr que les gens ont peur de nous accueillir. Je peux comprendre. Israël a bombardé des endroits où il y avait des déplacés, forcément les Libanais se méfient les uns des autres. Ils nous divisent, c’était leur plan et je pense qu’ils ont réussi », poursuit la Libanaise. Son père écoute, silencieux, résigné. Chaque nuit d’hôtel diminue leurs économies et leur capacité à payer un nouveau loyer.

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