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7 mars 2026À l’élection présidentielle de 2027, Philippe Poutou se dit prêt à soutenir Jean-Luc Mélenchon
ROMAIN PERROCHEAU / AFP
Philippe Poutou à Bordeaux fin février.
La gauche radicale partira-t-elle unie à l’élection présidentielle ? Philippe Poutou a fait un geste d’ouverture en se disant prêt à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2027. Sur le plateau de Backseat jeudi 5 mars, l’ex-porte parole du NPA a expliqué qu’il était « probable » que son parti ne présente aucun candidat et préfère se ranger derrière celui de La France insoumise.
« Je ne veux pas engager mon parti là-dessus, on va d’abord discuter. Est-ce qu’on y va ou pas ? », se demande Philippe Poutou, qui mène actuellement sa campagne des municipales à Bordeaux, où il est tête de liste. Selon lui, l’élection présidentielle de 2027 sera « très particulière ».
« Pour la première fois, l’extrême droite peut gagner. Ça fait partie des possibilités. Elle est même favorite », explique-t-il. Compte tenu de ce « vrai danger », l’ex-ouvrier de Ford estime que « la discussion » en interne va « se passer différemment ». « On fera peut-être le choix de ne pas aller à la présidentielle, mais la décision n’est pas prise », ajoute-t-il, assurant qu’elle le serait « avant l’été ».
Rapprochement inédit avec LFI pour la présidentielle ?
Ce serait une grande première pour la formation trotskyste, qui a toujours présenté un candidat à l’élection suprême, même si elle en dénonce les travers. Philippe Poutou a tenté trois fois sa chance, en 2012, en 2017 et en 2022. Avant lui, Olivier Besancenot avait porté les couleurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), ancêtre du NPA, en 2002 et en 2007. Ce rapprochement avec La France insoumise, qui a déjà commencé lors de certains scrutins intermédiaires, serait donc inédit à la présidentielle.
Pour autant, les observateurs les plus aiguisés de la vie politique ne seront pas si surpris. En 2023, Philippe Poutou affirmait déjà dans une interview à Libération : « Ce ne serait pas raisonnable que je retourne à la présidentielle. On aimerait bien qu’il n’y ait pas une candidature LFI, une candidature LO, une candidature NPA… Je préférerais qu’il y ait une candidature large. » À défaut de candidature large qui engloberait l’ensemble de la gauche de la gauche, il semble se rabattre sur l’option Mélenchon. Le patron de La France insoumise n’a toutefois pas fait officiellement acte de candidature. Sa participation à l’élection présidentielle ne fait aucun doute, mais son choix devrait être dévoilé au printemps, sans doute en avril ou en mai, une fois les municipales passées.
Dans la séquence qui a suivi la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon, Philippe Poutou regrette que Jean-Luc Mélenchon ait été « la cible » de toutes les attaques. « Mais plus la droite et l’extrême droite seront fortes, plus ce sera l’ensemble de la gauche le problème, estime-t-il. Ils sont cons les Olivier Faure et les Marine Tondelier parce qu’ils prendront dans la gueule bientôt aussi. C’est hyper dangereux de jouer contre Mélenchon comme ils le font. » Pas sûr donc que le rassemblement soit celui de toute la gauche.

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