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7 mars 2026Rugby – Nationale : « Les joueurs ne se payent pas suffisamment », à Albi, le Racing Club Narbonnais a (encore) oublié un ingrédient décisif, le réalisme
Ce vendredi soir, à Albi, le Racing Club Narbonnais a cruellement manqué de pragmatisme dans les derniers gestes pour concrétiser ses actions. Malgré une domination territoriale, les Audois n’ont pas réussi à renverser les Tarnais (18-17).
« C’est le résumé de notre saison ». Le manager du Racing Club Narbonnais Jacques Delmas l’a déploré à de nombreuses reprises, après plusieurs matches depuis le mois d’août. Il l’a répété encore une fois, ce vendredi soir peu avant la fin de match à Albi, depuis la tribune de presse où il était installé. Son équipe manque de réalisme, de pragmatisme même. Jusqu’à la froideur par moments. Les Audois aiment faire vivre le ballon, de droite à gauche, sur des séquences bien établies. Sauf qu’à ce sport, il ne suffit pas de déplacer l’équipe adverse, il faut la transpercer, la mettre à mal et surtout inscrire des points.
Sur ce dernier point, le Racing a beaucoup de mal. Dans le Tarn, ce vendredi soir, les orange et noir auraient dû rentrer au vestiaire avec un tout autre résultat. Parce qu’à, au moins, trois moments, Narbonne est passé à un cheveu de passer la ligne d’en-but albigeoise. Dès la première minute, Thibault Santoro récupère un ballon tombé, le jeu se poursuit rapidement sur les extérieurs, mais un en-avant de Paul Belzons le long de la ligne de touche coupe ce premier élan. Sept minutes plus tard, revoilà l’ouvreur audois, un petit par dessus, mais quelques mètres plus loin, le manque d’intensité dans les regroupements laisse le leader faire le dos rond. Après le quart d’heure de jeu, Pierre-Hugo Ducom perce plein champ, sur 40 mètres, trouve Hugo Clauzel sur sa droite… en-avant, action terminée à cinq mètres de la ligne adverse.
« Il a manqué de rien pour que ça passe. On doit marquer, cela aurait pu être une action décisive. Nous devons travailler à l’entraînement la finition », pestait l’ailier du Racing Hugo Clauzel. Juste avant le retour au vestiaire, Thibault Santoro a aussi manqué une occasion, plutôt aisée, de réduire l’écart (12-3).
Le Racing avait l’opportunité de prendre le score, si après 40 minutes, le tableau d’affichage faisait état d’un 0-14 ou 0-21, il n’y aurait pas eu de scandale. Même les supporters albigeois le reconnaissaient à la mi-temps : « C’est la première fois qu’une équipe nous prive de ballon à ce point, qu’elle nous empêche de jouer dans le camp adverse ».
Nous n’arrivons pas à avoir ce profil tueur.
Sauf que leur équipe a ajouté des points sur chaque incursion dans le camp narbonnais, et même par deux fois sans y entrer, sur deux pénalités de 50 mètres. Sans rien montrer, sans rien faire offensivement, sans la moindre occasion, ni même possibilité de mettre à mal les Audois, Albi avait la main à la pause (12-3).
Le Racing a bien retrouvé de l’efficacité en seconde mi-temps, sur une belle combinaison en touche entre Dan Jooste et Christopher Talakai (15-10, 50e), puis sur une belle inspiration de Pablo Barbaste et son jeu au pied par dessus bien réceptionné par Hugo Clauzel (18-17, 58e). Albi venait, à ce moment-là, d’écoper d’un carton rouge de son centre remplaçant Bozzo. Pourtant, ce fait de match ne libère pas les Narbonnais, ni le jeu.
« Nous avons breaké sans marquer, ils ont été sous pression sans arrêt. Il faut les gagner ces matches. Et nous n’arrivons pas à avoir ce profil de tueur, d’une équipe qui veut aller au bout. Et nous voulons y aller au bout. Les joueurs ne se payent pas suffisamment », déplorait le manager du Racing Jacques Delmas.
Narbonne doit gommer ce manque de réalisme et réussir à finir ses coups, pour que ces matches ne soient plus qu’une formalité et non une frustration permanente.

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