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« Arrêtez de dire que l’on ne trie pas, c’est vous qui ne triez pas », s’exclame Ludovic Franceschet. A 50 ans, cet homme partage son quotidien d’éboueur sur les réseaux sociaux, suivi par plusieurs centaines de milliers d’abonnés. Un rêve de gosse pour cet « amoureux de la planète », soucieux de la propreté des rues et désespéré par les incivilités.
Bob vissé sur la tête, grand sourire aux lèvres, Ludovic Franceschet le perd lorsqu’on évoque le tri. Surtout si l’on pense que les éboueurs mélangent la poubelle jaune et la poubelle verte (ou grise) dans leur camion. « C’est faux! Si on le fait, c’est parce que la poubelle jaune a été souillée. Arrêtez de dire que l’on ne trie pas, c’est vous qui ne triez pas », réplique celui qui a écrit « Plus tard tu seras éboueur », aux éditions City.
« Les adultes ont besoin d’une mise à jour »
« Les adultes ont besoin d’une mise à jour », balaie de toute façon l’éboueur star des réseaux sociaux, 50 ans, qui culmine à plus de 400.000 « followers » sur Tiktok et un tout petit peu moins sur Instagram. Ce métier, c’était son rêve et il l’a réalisé il y a presque 10 ans, déjà.
Alors pourquoi devenir éboueur? « Quand j’étais petit, j’étais caché et je regardais ce monstre arriver, le camion poubelle, pour avaler nos poubelles. J’ai dit ‘Waouh, je vais faire ça moi aussi !’ C’est des génies ces gens-là. Et voilà, j’y suis. Maintenant j’en fais partie de ces génies », se remémore-t-il, des étoile dans les yeux, sur RMC.
On se fait « traiter de sale fonctionnaire »
Cet amoureux de la planète veut des rues propres, un point c’est tout. Et tant pis son métier « pue » et que « c’est dégeulasse ». « On ramasse des selles canines et humaines. Il y a des personnes qui font caca devant nous, etc. Les urines, tout ça », énumère-t-il. Alors certes ce n’est pas une synécure mais « ce qui me plaît, c’est la satisfaction. C’est de pouvoir rendre service à l’autre, à l’être humain. Et quand il passe dans une rue et qu’il est heureux, ça se voit sur son visage », dit-il, enthousiaste.
« Je ramasse de la merde mais ce n’est pas de la merde, ce que je fais! »
Le regard méprisant des gens, le manque de respect et les incivilités? Ils existent, reconnaît Ludovic Franceschet. Il se rappelle s’être fait traiter de « sale fonctionnaire » ou bien des gens qui jettent leurs déchets juste à côté de la poubelle, devant lui. « Je lui ai dit, il a ramassé sa canette ». De la pédagogie, prône-t-il, pas d’invesctives ou d’insultes. « Il faut discuter et faire comprendre les choses, en discutant, tout passe. » « Je ramassse la merde mais ce n’est pas de la merde, ce que je fais », clame-t-il fièrement, tel un slogan. « Un petit peu de considération! », réclame-t-il, à juste titre.

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