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Les audiences le montrent, les Français ont envie de comprendre ce qui se passe au Moyen-Orient depuis ce samedi 28 février, où les Etats-Unis et Israël ont déclenché leur opération contre l’Iran. En représailles, Téhéran a lancé plusieurs attaques et le Hezbollah est également entré dans le conflit. franceinfo et Radio France ont donc très vite envoyé des reporters sur le terrain, en Israël, dans le golfe, puis au Liban, là où il est permis de travailler pour les journalistes.
**Les auditeurs de franceinfo ont donc pu entendre à l’antenne ce qui se passe dans un abri israélien ou comment le sommeil à Tel Aviv ou Jérusalem a été interrompu par de nombreuses alertes. Ils ont entendu la panique dans les quartiers sud de Beyrouth quand l’ordre d’évacuation a été donné, ou les témoignages de ces Américains qui vivent et travaillent dans le golfe et qui se montrent aujourd’hui sceptiques sur l’offensive lancée par leur président.
Il a en revanche été beaucoup compliqué pour les journalistes de raconter l’impact des frappes américaines et israéliennes en Iran. Radio France ne dispose pas d’envoyé spécial en Iran, mais d’un correspondant. C’est donc à distance que les journalistes essayent chaque jour de joindre des Iraniens, pour connaître leur réaction à la mort du guide, leurs sentiments face aux bombardements et savoir si les manifestations contre le régime continuent, si les enfants vont à l’école, ou si le régime tient. Ce recueil de témoignages à distance reste lui aussi compliqué en raison des liaisons téléphoniques et internet quasi intégralement coupées en Iran depuis une semaine.
De l’importance de laisser les journalistes travailler
Alors pour faire tout de même entendre cette guerre, la documenter côté iranien, il a fallu trouver des parades. À défaut de pouvoir aller en Iran, les journalistes de Radio France ont commencé par essayer d’aller à la frontière avec la Turquie mais se sont heurtés à une autre difficulté : les rares Iraniens à pouvoir passer avaient du mal à se confier au micro. La loi iranienne est en effet sévère avec ceux qui parlent aux médias étrangers. Radio France a aussi essayé de raconter ce qu’il passe en Iran via l’importante diaspora iranienne présente en France. Une diaspora qui vit heure par heure pendue à son téléphone, confrontée aux mêmes problèmes que les journalistes pour avoir des nouvelles d’Iran.
L’occasion de lancer un cri pour la liberté de la presse. Laisser les journalistes travailler, quel que soit le terrain, est essentiel, que ce soit en Iran, en Israël, en Irak ou à Dubaï. Ce qui se déroule depuis une semaine au Moyen-Orient est loin de se cantonner à la région. L’onde de choc est mondiale et touche tout le monde. Les Français l’ont bien compris en allant faire leur plein.

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