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7 mars 2026
THOMAS SAMSON / AFP
Sébastien Lecornu le 23 janvier à Paris.
La mission de Sébastien Lecornu est en passe d’être réussie. Nommé à Matignon début octobre, le Premier ministre s’était vu confier la (difficile) tâche de doter la France d’un budget. Trois mois plus tard, une bonne partie du chemin est parcourue puisque les parties « recettes » et « dépenses » du budget ont été adoptées.
Ce mardi 27 janvier, l’Assemblée nationale a rejeté la motion de censure déposée par La France insoumise, les Écologistes et les communistes en réaction au 49-3 dégainé par le gouvernement, avec 267 voix, la majorité requise étant à 289. C’est deux voix de moins que la motion discutée vendredi 23 janvier. La motion du RN a été encore plus largement écartée, puisqu’elle n’a recueilli que 140 voix.
Cet échec n’est pas une surprise puisque les socialistes avaient annoncé leur intention de ne pas la voter. Le 23 janvier, cinq d’entre eux avaient tout de même bravé la consigne officielle en joignant leur voix au reste de la gauche. Christian Baptiste, Paul Christophle, Pierrick Courbon, Peio Dufau et Philippe Naille avaient ainsi voté la motion de censure ; ils l’ont refait ce mardi. Pas suffisant pour renverser le gouvernement.
Jusqu’à la dernière minute, les députés LFI ont tenté de convaincre leurs collègues du PS de se rallier à la censure. « L’enjeu est de faire tomber un budget d’une cruauté absolument inouïe. Tous ceux qui ne le feront pas sauveront Macron », avait estimé la présidente du groupe Mathilde Panot sur TF1. Paul Vannier avait, lui, insisté sur les mesures les plus irritantes pour la gauche. « Tous les députés qui souhaitent empêcher les 4 000 suppressions de postes d’enseignants, les coupes de 67 % du fond vert, la suppression de la prime de Noël pour plus d’un million d’allocataires peuvent le faire en votant aujourd’hui la motion de censure », a-t-il énuméré. L’objectif était de décrocher quelques socialistes supplémentaires, alors qu’il n’avait manqué que 19 voix pour adopter la censure le 23 janvier.
Renaissance les accuse de semer le « chaos »
Du côté du RN, le même effort avait été entrepris pour convaincre des députés LR de renverser le gouvernement. « On a cru comprendre que certains d’entre eux, et notamment Michel Barnier, pouvaient être tentés de voter au moins une des deux motions de censure », avait affirmé le député RN Matthias Renault. Sans grand succès.
Le camp présidentiel a au contraire cherché à diaboliser ces motions de censure en en exagérant la portée. « Ils veulent le chaos, ils veulent le retour aux urnes, ils ne veulent pas de budget », s’était emporté le député Renaissance Jean-René Cazeneuve quelques minutes avant le vote, expliquant qu’il existe « un bloc de la raison qui a compris que les Français ont besoin d’un budget ». Qu’importe que le gouvernement ait promis pendant de longs mois qu’il n’utiliserait pas le 49.3, avant de s’y résoudre. Prochaine étape la semaine prochaine, avec le troisième (et dernier) 49.3 censé faire adopter l’ensemble du budget. La mission de Sébastien Lecornu sera alors bel et bien accomplie.

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