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STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Sébastien Lecornu le 23 janvier 2026 à l’Assemblée.
Le suspense était maigre puisque l’un des groupes d’opposition, le Parti socialiste, avait annoncé qu’il ne la voterait pas. La motion de censure déposée par La France insoumise, les communistes et les Écologistes a été rejetée à 19 voix près ce vendredi 23 janvier à l’Assemblée nationale. 269 députés ont voté pour, un peu moins que les 288 requis. Celle du RN, examinée dans la foulée, a aussi été rejetée.
Ces motions faisaient suite à l’usage qu’a fait Sébastien Lecornu du 49.3 sur la partie « recettes » du budget, ouvrant la voie à un deuxième 49.3 cette fois sur la partie « dépenses » – annoncé comme attendu par le Premier ministre juste après les votes –, et avant un troisième 49.3 sur l’ensemble du texte. Contrairement à toutes ses promesses, puisque le Premier ministre avait jusque-là assuré qu’il ne l’utiliserait pas. « On a mis le 49.3 de côté. On s’est engagé à ne pas l’utiliser, nous ne l’utiliserons pas », disait même la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon en décembre.
D’après un message transmis par son entourage à la presse, Sébastien Lecornu estime que « le pouvoir n’a pas été confisqué, il est désormais toujours pleinement entre les mains des députés ». « Les motions de censure sont, à ses yeux, un moment de clarté démocratique, où chacun doit dire s’il veut que le pays avance ou seulement empêcher », ajoute-t-il, au moment où il échappe à la censure.
« Tout dans ce budget est une escroquerie, honte à ceux qui l’ont voulu et conçu ainsi », s’est exprimé le député LFI Éric Coquerel à la tribune, n’hésitant pas à railler le rôle des socialistes dans le maintien en place du gouvernement et le passage sans vote du budget. Et même à pointer leur « complicité » dans le fait que « les Français paieront par dix-huit mois supplémentaires de politique macroniste ». Dans leur motion, les trois groupes de gauche hors PS accusent le Premier ministre de « renier sa propre parole » et de mettre en œuvre des « coupes budgétaires d’un niveau inégalé ».
Le groupe présidé par Boris Vallaud vante, au contraire, le mérite de ses négociations avec Sébastien Lecornu et se félicite d’avoir obtenu ce qu’il qualifie « d’avancées », comme la hausse de la prime d’activité. Mais LFI, les Écologistes et les communistes rappellent que cela revient à « faire payer par l’État le complément de revenu que les grandes entreprises refusent de verser à leurs salariés ».
Un bref passage au Sénat
Une position également partagée par la CFDT et la CGT, qui dénoncent le fait que la hausse de la prime d’activité « se substitue à l’augmentation des salaires ». Quant à la méthode, beaucoup de socialistes se sont finalement ralliés au 49.3, contrairement là encore à ce qu’ils avaient toujours défendu. Pour eux, il s’agit de la « moins mauvaise » des solutions, faute de majorité en faveur du texte.
Après la motion de censure défendue par la gauche, est venue celle du Rassemblement national. Cette dernière avait encore moins de chance de passer, étant entendu qu’elle n’est votée que par l’extrême droite. Le gouvernement a ensuite prévu d’engager sa responsabilité sur la partie « dépenses », provoquant le dépôt de nouvelles motions de censure, qui devraient être examinées en début de semaine prochaine. Après un court passage au Sénat, le budget reviendra à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et sans doute d’ultimes motions de censure. Un parcours décidément semé d’embûches.

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