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7 mars 2026Elles gèrent un troupeau caprin, produisent des produits laitiers et les vendent.
Depuis bientôt 2 ans, un trio exclusivement féminin est à la tête du Groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) familial du Soustrobe : Isabelle Gabelle et sa fille Virginie rejointes par Florie Azame, amie de longue date. Une transmission qui se fait de mère en fille pour cette exploitation créée en 1977.
Le Gaec du Soustrobe est un élevage caprin qui compte 90 mères de la race suisse Saanen, des chèvres laitières blanches qui supportent plus aisément les rayons du soleil, deux boucs pour une monte naturelle. Une exploitation de 40 hectares environ, dont 10 en pâtures pour les animaux, le reste en fourrage ce qui permet au trio d’être quasiment autonome et de n’acheter que les granulés. Une production laitière de 30 000 litres transformés en yaourts, fromages, tomes classés en IGP (indication géographique protégée) en bio et sous le label Ferme du pays cathare. Une vente directe en circuit court, à la ferme, lors de foires, dans des restaurants et au cours de manifestations spécifiques notamment les Open caves.
Isabelle, la cinquantaine, après plus de 10 ans aide familiale sur la ferme, a pris le relais en 2002 lors du départ à la retraite de ses parents. Pour elle, au début, ce n’était pas une évidence, mais la passion est venue.
Virginie, 30 ans, depuis toute petite souhaitait s’investir à la ferme. Après un Bac pro Conduite et gestion exploitation agricole (CGEA), elle a rejoint sa mère en 2016. « On fait partie des gens contents d’aller travailler le matin. Le plus embêtant est l’administratif de plus en plus compliqué. Pour le reste ce n’est que du positif », souligne-t-elle.
Florie est la dernière à avoir rejoint le Gaec il y a deux ans. À 28 ans, un bac pro Conduite et gestion entreprise équestre (CGEE), a découvert l’élevage caprin récemment, alors qu’elle était juste venue apporter de l’aide lors de journées portes ouvertes. Elle n’est plus partie. Et malgré des journées qui commencent à 7 heures pour la première traite et s’achèvent vers 19 heures, elle est très satisfaite. « Je n’ai aucun regret. Je suis très contente, ça me plaît beaucoup. Toutes les trois, on est capable de tout faire et ainsi pouvoir se remplacer en cas de besoin. »
Le trio affiche de nombreux projets, notamment l’organisation de portes ouvertes dans le cadre du dispositif De fermes en fermes le dimanche 31 mai, et une autre le dimanche 5 juillet. Des journées au cours desquelles de nombreuses activités sont proposées aux petits et grands. Elles souhaitent également développer Les ventes à la ferme et ainsi créer du lien avec les clients et une plus forte participation lors des foires. La fromagerie est ouverte de 9 heures à 12 heures.

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