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LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse à l’issue de la signature de la déclaration sur le déploiement d’une force post-cessez-le-feu en Ukraine, à Paris, le 6 janvier 2026.
Emmanuel Macron a évoqué un « jour historique pour l’Ukraine et l’Europe ». Le président français, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont signé ce mardi 6 janvier une déclaration d’intention sur le déploiement d’une « force multinationale » après un cessez-le-feu en Ukraine, perspective qui reste néanmoins lointaine.
Cette force, à l’étude depuis plusieurs mois, doit « apporter une forme de réassurance le jour d’après le cessez-le-feu », a déclaré Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion des alliés de Kiev, réunis à Paris pour afficher un front uni face à Moscou, près de quatre ans après le début de l’invasion russe.
En décembre, les dirigeants avaient précisé que cette force serait « composée de contributions de nations volontaires, et soutenue par les États-Unis ». Plusieurs pays alliés de Kiev posent déjà les conditions de leur participation, la France est, elle, prête à envoyer des soldats si les combats cessent.
Des « garanties de sécurité robustes »
Au cours de cette réunion, les 35 pays de la « Coalition des volontaires », composée donc de pays alliés de l’Ukraine, ont aussi validé la « déclaration de Paris » détaillant des « garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable » en Ukraine, a annoncé Emmanuel Macron, qui a salué une « convergence opérationnelle » entre ses membres.
Le mécanisme de surveillance d’un cessez-le-feu serait placé « sous l’égide des États-Unis », ont indiqué les pays de ce groupe, à l’issue de ce sommet auquel participaient aussi deux émissaires de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner.
Les garanties de sécurité avec le soutien américain sont « la clef pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine » de la part de la Russie, a assuré le chef d’État français lors d’une conférence de presse.
L’optimisme s’entendait aussi dans la voix de Volodymyr Zelensky, qui a félicité l’élaboration de « documents substantiels » sur les garanties de sécurité occidentale. « Il a été déterminé quels pays sont prêts à prendre la tête des éléments de garantie de sécurité sur terre, dans les airs, en mer et dans la reconstruction » de l’Ukraine, a poursuivi le président ukrainien.
« Plusieurs milliers » de soldats français
Tous les dirigeants de cette coalition ne sont cependant pas alignés sur le degré de participation à la sécurité ukrainienne via notamment la force multinationale.
Dans une interview à France 2, Emmanuel Macron assure que la France participera aux opérations de contrôle de la frontière russo-ukrainienne après la signature d’un cessez-le-feu. Il a aussi indiqué que « plusieurs milliers » de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine.
De son côté, l’Allemagne explique qu’elle pourrait participer à la force multinationale, mais uniquement dans un pays membre de l’Otan, voisin de l’Ukraine, a déclaré mardi son chancelier Friedrich Merz.
Quant à l’Italie, le refus est toujours total. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a ainsi déclaré avoir informé les alliés européens de l’Ukraine et les envoyés américains qu’elle excluait l’envoi de troupes italiennes au sol.
Et la Russie s’oppose à la plupart des mesures avancées par les alliés de Kiev, notamment le déploiement de troupes de l’Otan sur le territoire ukrainien. Si le cessez-le-feu n’est pas gagné, la protection de l’Ukraine d’« après guerre » est aussi loin d’être définie.

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