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8 mars 2026
Les deux candidats contre l’éolien
8 mars 2026Alors qu’elle tentait de l’interpeller, la policière témoigne : « Il a lâché son chien sur moi ! »
Le propriétaire du chien a été condamné pour violences avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique le 21 février 2026 à Argelès-sur-Mer.
« Je n’ai pas eu le temps de mettre un pied en dehors du véhicule qu’il commençait déjà à nous apostropher« , témoigne à la barre du tribunal correctionnel de Perpignan la policière municipale d’Argelès-sur-Mer. Ce 21 février, peu avant 18 heures, une patrouille de police aperçoit deux hommes en train de boire de l’alcool devant la plage, près de l’allée des Pins. La consommation étant interdite sur la voie publique, ils leur demandent de vider la canette. Ils refusent, le ton monte très vite.
« ‘N’approchez pas ou je lâche le chien’, a menacé l’un des individus », poursuit la fonctionnaire. « Son compagnon est venu au contact et a saisi mon collègue par son gilet pare-balles ». Il est gazé et se débat lors de son interpellation. « L’autre homme s’approche, il crie à son chien ‘chope-le’. Le gaz n’a eu aucun effet sur l’animal. Mon collègue a sorti son arme et l’a pointée sur le chien. Alors son maître l’a rappelé. Nous n’avons pas pu l’interpeller comme ça, il a fallu le renfort des gendarmes ».
« T’es nouveau, je vais te mettre au parfum »…
Inutile de préciser que les deux amis se retrouvent sans attendre devant un tribunal. Le premier interpellé ne fait aucune difficulté pour reconnaître son geste violent et les insultes qui ont fusé. Il avait près de 3 grammes d’alcool par litre de sang. Son comparse ne nie qu’une chose : avoir lancé son chien sur les agents. « J’ai attaché mon chien à un poteau. Jamais je n’aurais mis quelqu’un ou mon chien en danger ! Nous avons refusé de vider la canette car elle était fermée. »
« D’autres bouteilles ouvertes se trouvaient derrière le muret, poursuivent les agents, et nous avions déjà eu des incidents avec cette personne. »
« D’ailleurs, vous avez dit à un policier que vous ne connaissiez pas : ‘T’es nouveau, je vais te mettre au parfum, eux, ils me connaissent' », intervient le procureur. « Il est sorti de prison en octobre, ajoute le représentant du parquet, je demande qu’il y retourne pour 30 mois. Et 10 mois aménageables pour son ami. »
« Son ami travaille, il faut juste le guérir de cette pathologie alcoolique », plaide Me Traiai. Me Belmokhtar défend l’autre prévenu : « Ils étaient en train de partir. Pourquoi provoquer un incident ? Il suffisait de les laisser aller. Il a attaché son chien à un poteau pour sécuriser la scène. Il n’a pas été lâché, il a bondi en avant et est revenu au premier ordre. »
Le tribunal ordonne 12 mois d’emprisonnement ferme contre lui, son compagnon s’en sort avec 6 mois aménageables.

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