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8 mars 2026Le monde agricole s’inquiète de l’envolée du prix des engrais à cause de la guerre au Moyen-Orient
La Coordination rurale s’inquiète de l’augmentation du prix des engrais. Les coûts étaient déjà historiquement élevés, alors que les prix de vente des céréales restent, eux, historiquement bas. Franck Laborde, producteur de maïs, s’attend à ne pas pouvoir produire assez de céréales.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, les conséquences sur le pétrole et le gaz sont au centre de l’attention. Et pourtant, ce ne sont pas les seuls produits et denrées à subir les effets du conflit au Moyen-Orient.
L’ensemble du commerce maritime mondial est menacé, et notamment certaines filières comme celle des engrais. En effet, près de 30 % des engrais mondiaux transitent par le détroit d’Ormuz.
En une semaine, à la Chicago Board of Trade, le boisseau de blé (27 kg) a pris quelques centimes pour atteindre 5,72 dollars. Même tendance pour le maïs, qui a clôturé à 4,34 dollars mardi soir.
Période de fertilisation
La Coordination rurale s’inquiète de l’augmentation du prix des engrais. Les coûts étaient déjà historiquement élevés, alors que les prix de vente des céréales restent, eux, historiquement bas.
Une situation qui inquiète directement les agriculteurs. Franck Laborde, producteur de maïs, craint déjà que le blocage du détroit n’impacte ses prochaines récoltes. Selon lui, sans engrais, il devient impossible de produire des céréales en quantité suffisante pour nourrir la population.
Un scénario similaire à celui de la guerre en Ukraine
Et c’est précisément dans les prochaines semaines qu’il devra utiliser le reste de son stock d’engrais. La période de fertilisation des céréales et des prairies commence avec l’arrivée du printemps. Lorsqu’il devra se réapprovisionner, il s’attend à payer plus cher. La hausse du prix du gaz se répercute directement sur les coûts de production des engrais.
Un scénario qui rappelle celui observé lors de la Guerre en Ukraine, explique Quentin Mathieu, économiste spécialiste de l’agriculture. « À l’époque, le prix des engrais était d’environ 200 euros la tonne. Avec le déclenchement de la guerre, il avait grimpé jusqu’à près de 400 euros la tonne. »
Après une accalmie, les prix repartent aujourd’hui fortement à la hausse depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Pour les agriculteurs, l’augmentation des coûts devrait se faire sentir dans les prochaines semaines, le temps d’écouler les stocks constitués durant l’hiver dernier.

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