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8 mars 2026L’édito du 9 mars : les manifestations du 8 mars, point de départ d’une contre-offensive nécessaire pour lutter contre les reflux du patriarcat
La journée internationale des droits des femmes, reste, en 2026, l’occasion de rappeler qu’on est encore très loin de l’égalité entre les hommes et les femmes. Pire : après des décennies de conquêtes, l’heure est au grand reflux.
L’exemple des États-Unis de Donald Trump, masculiniste en chef qui, depuis son retour au Bureau Ovale, a méthodiquement démantelé les piliers de l’émancipation (restrictions de facilités à l’accès à l’avortement, recul sur les mesures anti-harcèlement et sur la transparence salariale, lutte contre le « wokisme »…) est particulièrement frappant.
Dans ce contexte, la digue cède aussi en France. Et alors que l’extrême droite se rapproche du pouvoir, et que les conservateurs rêvent de « la France d’avant », le péril n’est plus une hypothèse, c’est une lame de fond. Au niveau européen, le RN a voté contre plusieurs mesures favorisant l’égalité. Nationalement, en 2024, lors du vote pour inscrire l’IVG dans la Constitution, le groupe RN a constitué le principal bloc d’obstruction, masquant sous un silence tactique son hostilité de principe. Et plus globalement, les « traditionalistes », dont la voix est de plus en plus puissante à force que des milliardaires conservateurs (Bolloré, Stérin…) rachètent des médias, réactivent le mythe de la « femme au foyer », assignation domestique qui sert de socle à leur projet de société patriarcal.
En 2026, le 8 mars ne peut plus être une célébration polie. C’est le premier jour d’une contre-offensive nécessaire contre ceux qui veulent renvoyer les femmes au siècle dernier.

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