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C’est tout un pays qui a marché sur la tête il y a six ans, avec un confinement officialisé au lendemain du premier tour des élections municipales, et deux tours séparés de plus de trois mois. Flash-back.
Affolement général. Gestion à la petite semaine qui va finir par s’éterniser… Au lieu d’une semaine, justement, entre les deux tours des élections municipales, il faudra attendre plus de trois mois ! À la veille du 15 mars 2020, le président de la République, Emmanuel Macron, avait pourtant décidé de maintenir la date du scrutin, pressé par une opposition qui l’accusait de fomenter « un coup d’État » si d’aventure il repoussait l’échéance. Alors le premier tour eut lieu. Mais pour mieux annoncer, le lendemain, le confinement du pays, sur fond de pandémie généralisée et d’abstention record. 56 %.
Peut-être la Macronie aurait-elle effectivement gagné à un report. Car le résultat pour le pouvoir en place fut catastrophique dans les urnes.
Pour le reste, le premier dimanche avait planté ses banderilles : faute d’une campagne digne de ce nom, les maires sortants avaient mieux résisté. Et les écologistes tiré leur épingle du jeu : un électorat plus jeune que d’habitude y avait contribué ; les personnes âgées étaient restées à la maison, Covid oblige. La prudence était de rigueur, à grand renfort de gel hydro-alcoolique, de stylos personnels et de distances de sécurité.
Déroute présidentielle
Le 28 juin, le second tour confirmait les données du premier tour. « Avec 41,6 %, la participation est encore plus faible qu’au premier tour, résume le politologue Bernard Dolez. Si 80 % des municipalités sortantes sont réélues, le fait marquant du second tour est la poussée des écologistes, qui conquièrent six villes de plus de 100 000 habitants, Lyon, Grenoble, Bordeaux et Strasbourg. Surtout, la victoire d’Édouard Philippe au Havre ne suffit pas à éclipser la déroute de la majorité présidentielle qui perd quatre des cinq villes de plus de 100 000 habitants qu’elle administrait. »
Paris n’avait pas non plus réussi à la Macronie. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait pourtant quitté le navire gouvernemental au tout début de la pandémie, affirmant que « les risques de propagation du coronavirus dans la population étaient très faibles », pour mener campagne municipale dans la capitale. Mise en examen en septembre 2021 pour mise en danger de la vie d’autrui, elle a bénéficié d’un non-lieu en juillet 2025, à l’instar de l’ensemble du gouvernement sur sa gestion de la crise sanitaire.
Cette élection rocambolesque fut en tout cas une « première » dans l’histoire électorale française, insiste Bernard Dolez. « Le seul précédent qui vient à l’esprit, dans un tout autre contexte, nous renvoie à la chute du Second Empire, quand les élections annoncées le 8 septembre 1870 par le gouvernement provisoire ont été plusieurs fois ajournées, avant de se tenir finalement en février 1871 sous la pression de Bismarck, alors qu’une grande partie du territoire était occupée. »

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