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MOHAMMED ESLAYEH / Anadolu via AFP
Cette photo prise à Gaza le 28 octobre montre des Palestiniens qui tentent de déblayer les décombres des bâtiments détruits par les attaques israéliennes.
INTERNATIONAL – Un nouveau signe de la fragilité du cessez-le-feu parrainé par les États-Unis. L’armée israélienne a annoncé avoir frappé ce mercredi 29 octobre un dépôt d’armes dans la bande de Gaza après une nuit de bombardements ayant fait plus de 100 morts. Quelques heures plus tôt, l’État hébreu avait pourtant annoncé qu’il reprenait l’application de la trêve.
Cette nouvelle frappe a ciblé précisément un dépôt d’armes situé à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, pour, selon un communiqué militaire, empêcher une « attaque terroriste ».
D’après la Défense civile, organisme de secours opérant sous l’autorité du Hamas, la dernière frappe a fait un mort. Mercredi soir, l’hôpital al-Chifa a indiqué à l’AFP qu’elle avait fait un deuxième mort.
« Éliminer toute menace »
Israël a affirmé que ses troupes qui contrôlent la moitié de la bande de Gaza, continueraient « d’y agir pour éliminer toute menace immédiate contre l’État d’Israël ».
Ce nouveau bombardement survient après des raids aériens mardi soir sur le territoire palestinien qui ont fait au moins 104 morts, dont 46 enfants selon la Défense civile locale. Ces bombardements ont été les plus meurtriers depuis l’entrée en vigueur le 10 octobre du cessez-le-feu.
Israël avait justifié que ses frappes étaient une riposte à « l’attaque contre des soldats » israéliens et à « la violation flagrante de l’accord prévoyant la restitution » des dépouilles d’otages. Des faits que le mouvement islamiste conteste.
« Rien » ne compromet l’accord de cessez-le-feu, selon Trump
Depuis mardi soir, l’armée a affirmé avoir mené des frappes contre « des dizaines » de cibles et visé 30 chefs de mouvements armés palestiniens dans le territoire assiégé.
Malgré ces violences, les médiateurs qatari et américain ont assuré que le cessez-le-feu tenait malgré tout, alors que l’ONU a qualifié d’« épouvantable » le bilan des morts.
Le président américain Donald Trump a assuré que « rien » ne compromettrait l’accord de cessez-le-feu qu’il a parrainé entre Israël et le Hamas. « Ils ont tué un soldat israélien. Donc les Israéliens ripostent. Et ils devraient riposter », a-t-il dit. Et selon le Premier ministre du Qatar, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, « les États-Unis sont également attachés à l’accord, donc le cessez-le-feu tient toujours pour l’instant ».
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné « fermement » les frappes israéliennes et « toutes les actions qui sapent le cessez-le-feu et mettent des civils en danger ».

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