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8 mars 2026Journée internationale des droits des femmes à Carcassonne, une lutte féministe intergénérationnelle
Plusieurs générations de militantes se sont retrouvées ce dimanche 8 mars 2026 à Carcassonne pour la Journée internationale des droits des femmes. À l’appel du collectif 11 Droits des femmes, prises de parole et témoignages ont rappelé que les combats féministes, de l’accès à la contraception aux violences sexistes et sexuelles, restent d’actualité.
Malgré la météo pluvieuse de ce dimanche 8 mars 2026, la mobilisation pour la Journée internationale des droits des femmes, portée par le collectif 11 Droits des femmes, a réuni près de 80 personnes à Carcassonne. Entre chorégraphie des Rosies, pancartes à disposition, chants féministes et prises de parole, l’ambiance fut joyeuse et solidaire. « Sans les femmes tout s’arrête. Nous sommes déterminées à nous faire entendre par le pouvoir et à lutter contre l’extrême droite. Notre lutte est féministe, anti-impérialiste, anti-coloniale et anti-capitaliste. Nous sommes en solidarité avec les femmes qui, aux quatre coins du monde, subissent l’horreur de la guerre, les viols, les mariages forcés et les mutilations génitales », scande une manifestante.
Âgée de 74 ans, Anne-Marie est venue soutenir la manifestation malgré sa mobilité réduite. Féministe depuis l’âge de 12 ans, grâce à sa mère qui cultivait une certaine indépendance, elle raconte comment elle a été arrêtée par la police alors qu’elle militait pour l’accès à la contraception. « Ce sont aussi les curés qui m’ont rendue féministe. Ils me disaient que parce que j’étais une fille, je ne devais pas être brillante à l’école et cela m’a révoltée », se souvient Anne-Marie assise sur son déambulateur. Ce sentiment de révolte est certainement le moteur de toutes ces générations de femmes qui se sont engagées dans la lutte contre le patriarcat.
Si le mouvement #Metoo a beaucoup fait pour la libération de la parole des femmes victimes de violences, Anne-Marie a remarqué que cela avait fait naître une réaction masculiniste chez certains jeunes hommes. À 18 ans, Anaé, l’une des cadettes du collectif 11 Droits des femmes, témoigne : « Les garçons de mon âge me font peur. Des filles de ma classe et moi-même avons subi des agressions sexuelles dans mon école. J’ai essayé d’en parler mais je ne me suis pas sentie écoutée et cela m’a révoltée, c’est ça le déclencheur de ma lutte. »

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