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9 mars 2026Emmanuel Macron hausse (un peu) le ton face à TotalEnergies qui menace de quitter la bourse de Paris
Bloomberg
Interrogé par Bloomberg, Emmanuel Macron a indiqué ce lundi 13 mai qu’il ne serait « pas du tout » ravi si le géant pétrolier français TotalEnergies quittait la bourse de Paris.
ÉCONOMIE – Pas content. Interrogé par Bloomberg en marge du sommet Choose France, Emmanuel Macron a indiqué ce lundi 13 mai qu’il ne serait « pas du tout » ravi si le géant pétrolier français TotalEnergies décidait de déplacer la cotation principale de son action de Paris à New York.
« Je serais très surpris. J’attends une confirmation, j’ai compris que c’étaient des rumeurs », a encore affirmé le président au journaliste de Blomberg qui lui demandait s’il serait « content » d’une telle décision.
L’affaire est partie des déclarations surprises du patron du groupe, Patrick Pouyanné, également auprès de Bloomberg. Dans un entretien publié le 26 avril, le chef de TotalEnergies avait dit réfléchir à une cotation principale à la Bourse de New York.
« Une question d’affaires »
Près de la moitié de l’actionnariat de TotalEnergies est désormais constituée d’actionnaires institutionnels (fonds de pension, gestionnaires d’actifs, assureurs…) nord-américains.
« Ce n’est pas une question d’émotion. C’est une question d’affaires », avait ajouté le dirigeant de l’entreprise, tout en assurant que le siège social de ce fleuron du CAC 40 resterait bien à Paris.
Son argument principal : « une base d’actionnaires américains qui grossit », ce qui amène l’entreprise à s’interroger sur la façon de « donner accès plus facilement aux actions pour les investisseurs américains », a-t-il expliqué aux analystes, le 26 avril.
« Nous faisons face à une situation dans laquelle les actionnaires européens sont vendeurs ou se maintiennent, quand les actionnaires américains sont acheteurs. Alors, qu’est-ce qui serait le plus pratique pour des actionnaires américains ? », avait appuyé Patrick Pouyanné.
Besoin « d’un véritable marché intérieur » européen
Confronté à cette réflexion, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire avait déjà dit début mai qu’il comptait se battre pour que ce déménagement depuis la Bourse de Paris « n’ait pas lieu ».
Emmanuel Macron s’est par ailleurs exprimé lundi sur le « besoin d’un véritable marché intérieur » européen. « L’énergie, la finance ou les télécommunications sont des secteurs clés où le marché unique n’existe pas, ce qui était un choix depuis le tout début », a-t-il observé, estimant qu’une « approche comme marché unique » serait « bien plus efficace ».
Interrogé sur le scénario d’un rachat d’une banque française par une homologue européenne, le chef d’État a répondu : « cela fait partie du marché, mais agir en Européens signifie avoir besoin de consolidation en tant qu’Européens ».
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