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9 mars 2026Une « force multinationale pour l’Ukraine », la dernière proposition des Européens dans les négociations
EMMANUELE CONTINI / NurPhoto via AFP
Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président ukrainien Volodymyr Zelensky participent à une conférence de presse à la Chancellerie à Berlin, en Allemagne, le 15 décembre 2025.
Veiller sur l’avenir de l’Ukraine. Les dirigeants des principaux pays européens ont apporté de nouvelles propositions aux négociations menées par les États-Unis pour la fin de la guerre entre Kiev et Moscou. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont notamment proposé ce lundi 15 décembre la mise en place d’une « force multinationale pour l’Ukraine ».
Celle-ci serait « composée de contributions de nations volontaires, et soutenue par les États-Unis », ont-ils précisé. En cas d’accord de paix entre la Russie et l’Ukraine, les Européens envisagent également « un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis ».
La question de la protection qu’obtiendra l’Ukraine des Américains après un éventuel cessez-le-feu est au cœur des discussions. Il faut en effet trouver les moyens suffisants pour dissuader Moscou de lancer une nouvelle invasion.
Les États-Unis ont dit offrir des garanties de sécurité « très fortes » à l’Ukraine mais néanmoins acceptables, selon eux, pour la Russie. Celles-ci seraient semblables à celles de l’article 5 du traité de l’Otan, qui prévoit une assistance militaire des alliés. Mais l’Ukraine ne rejoindrait pas l’Alliance, conformément à ce que réclame Moscou depuis des années.
Élan d’optimisme européen et américain
Volodymyr Zelensky s’est félicité des « progrès » dans les négociations avec les États-Unis. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a également loué les propositions américaines, qu’il a qualifiées de « remarquables ». Il a ainsi estimé qu’un cessez-le-feu avant Noël ne dépendait « plus que de la Russie ».
Donald Trump s’est lui aussi montré très optimiste, après s’être entretenu avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants européens. « Nous sommes plus proches aujourd’hui que nous n’avons jamais été » d’un accord mettant fin à la guerre avec la Russie, a dit le président américain dans le Bureau ovale, ajoutant s’être récemment entretenu avec le président russe Vladimir Poutine, sans plus de précisions.
Les concessions territoriales, point de blocage
Les négociateurs américains devaient participer lundi soir à un dîner de travail avec Volodymyr Zelensky, de nombreux dirigeants européens, dont le Premier ministre britannique et le président français, ainsi que les principaux responsables de l’UE et de l’Otan. Ce format Ukraine-USA-Europe constitue une première depuis la présentation d’un plan américain en novembre, jugé trop favorable à Moscou sur le Vieux continent.
Un différend de fond demeure cependant : la question des concessions territoriales de l’Ukraine réclamée par la Russie. « Il existe des questions complexes, en particulier celles concernant les territoires (…). Pour le dire franchement, nous avons encore des positions différentes » avec les États-Unis, a dit Volodymyr Zelensky
Le document publié par les Européens lundi soir n’aborde pas cette question épineuse, insistant sur le fait que les « frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force ».
Moscou réclame comme préalable à l’arrêt des combats que l’Ukraine lui cède des territoires restés sous son contrôle dans le bassin du Donbass (est). La proposition américaine initiale poussait en ce sens, mais il s’agit d’une ligne rouge pour Kiev.

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