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Le représentant des distributeurs de carburant n’apprécie pas d’être pointé du doigt dans la hausse du prix des énergies, et a vivement critiqué l’attitude du gouvernement sur RMC ce lundi 9 mars. Ce dernier a annoncé que des contrôles allaient avoir lieu dans les stations-service.
Le prix du litre de gazole frôle les deux euros en France ces derniers jours. Conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz. Pour lutter contre cette hausse, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, ce dimanche 8 mars, que 500 contrôles allaient être réalisés dans les stations-service.
« La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe », a affirmé le chef du gouvernement. Les contrôles seront assurés par la DGCCRF.
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« La confiance n’exclut pas le contrôle »
Dans les faits le gouvernement peut toujours intensifier les contrôles, mais il n’a pas les moyens de contrôler les prix. En revanche, cette vaste opération de la DGCCRF va lui permettre de vérifier, de mettre à jour les prix et de les afficher publiquement.
Un conseiller de l’exécutif résume la stratégie à RMC: « La meilleure sanction pour les distributeurs, c’est celle des consommateurs. » Autrement dit, les Français finiront, selon lui, par se détourner des stations les plus chères.
La semaine dernière, après une réunion avec les distributeurs, le ministère de l’Économie assurait que les comportements abusifs étaient marginaux. Mais avec la hausse soutenue et continue des prix ces derniers jours, une source à Bercy l’assure: « La confiance n’exclut pas le contrôle. »
« On connaît la théorie du bouc émissaire »
La mesure a le don d’énerver Frédéric Plan, conseiller national de la Fédération Française des Combustibles, Carburants et Chauffage (FF3C). « On apprécie très peu, en tant que représentants de la distribution, d’être pris en bouc émissaire de la situation actuelle », réagit-il au micro du Morning RMC ce lundi 9 mars.
« On parle de contrôle en station-service parce qu’il y aurait des abus. Mais en fait, après que ces contrôles seront réalisés, on demandera des excuses pour ce qui est des 500 contrôles à venir », ajoute également Frédéric Plan.
Un rapport « jamais publié »
Le conseiller national de la F3C critique « la théorie du bouc émissaire » du gouvernement, un stratagème « tout sauf nouveau » selon lui. Il réclame la publication du rapport « jamais publié », d’une « enquête très importante ». « Elle a été diligentée pour dire ‘Oh, il se passe des choses anormales, il y a des gens qui doivent profiter, des profiteurs de guerre’. Nous, nous demandons la publication de cette enquête qui avait été demandée par Mme Borne », insiste le représentant des distributeurs.
La hausse des prix à la pompe pourrait se poursuivre, puisque celle concernant le prix du baril de pétrole pourrait continuer, à cause des bombardements visant les sites pétroliers au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz. Le prix du baril a dépassé la barre des 110$ ce dimanche 8 mars, aux États-Unis.

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