
Cac 40 : Avec le baril de pétrole qui flambe bien au-dessus des 100 dollars, le CAC 40 chute de 2,7% en début de séance
9 mars 2026
Selon le média américain Axios, l’administration Trump désavouerait les frappes israéliennes contre des dépôts pétroliers en Iran
9 mars 2026« Du lycée professionnel jusqu’au bac + 8 » : en plein recrutement, le secteur du nucléaire tente d’attirer de nouveaux profils
L’Université des métiers du nucléaire prévoit 100 000 recrutements dans le secteur d’ici 2035. C’est pourquoi du 9 au 13 mars, elle coorganise avec France Travail la Semaine des métiers du nucléaire.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 3min
C’est un secteur qui ne cesse de recruter : le nucléaire. Pourtant, la filière est souvent méconnue des étudiants. Pour y remédier, l’Université des métiers du nucléaire et France Travail organisent du 9 au 13 mars une semaine dédiée à l’emploi dans le secteur, avec des conférences, des job datings ou des visites d’entreprises. Car les besoins vont aller croissant, dans les petites et grandes entreprises, sur tout le territoire.
C’est notamment le cas dans la centrale nucléaire de Gravelines, près de Dunkerque, où chaque année de nouveaux agents sont formés. Casque de protection sur la tête, Thaïs, 22 ans, est métallière. Depuis deux ans, elle découpe et ajuste des pièces de métal. « C’est beaucoup de réparations de garde-corps, d’échelles, de passerelles…, énumère la jeune femme. On fait beaucoup de confections en atelier et on repose ici, sur site, directement.«
C’est sur internet qu’elle a découvert ce métier, alors qu’elle se questionnait sur son avenir. « Je me suis bien renseignée parce que je savais que j’étais très manuelle et que j’adorais confectionner. Je suis vraiment épanouie ici« , se réjouit la jeune femme.
À l’image de Thaïs, les nouvelles recrues d’EDF et de ses sous-traitants sont nombreuses à Gravelines, car le besoin de main-d’œuvre est constant. Rien qu’en 2026, la centrale aura besoin « d’environ une cinquantaine de personnes« , explique le directeur Antoine Diot.
« On cherche principalement des métiers techniques, avec une composante plutôt électricité, mécanique, chaudronnerie, soudure »
Antoine Diot, directeur de la centrale nucléaire de Gravelinesà franceinfo
Un dynamisme qui gagne toute la filière. Au total, l’Université des métiers du nucléaire prévoit 100 000 recrutements d’ici 2035. Des techniciens, mais aussi des ingénieurs et des ouvriers qualifiés. « Avec d’ores et déjà la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires en exploitation et puis, le programme ‘nouveau nucléaire EPR2’, on va effectivement entrer dans une dynamique de 6 000 à 10 000 recrutements par an« , confirme Anne Janvocivi, la présidente de l’université.
Elle assure qu’il y aura toutefois assez de candidats pour toutes ces offres. « On a 140 établissements, du lycée professionnel jusqu’au bac +8, qui nous permettent d’avoir déjà 4 000 apprenants qui sont fléchés vers l’industrie nucléaire naturellement. À cela, il faut ajouter bien sûr tous ceux qui sortent de formations techniques et scientifiques.«
Il y a aussi de nombreuses reconversions professionnelles, dont s’occupe la cellule de France Travail spécialisée dans le nucléaire. Son référent national, Michel Swieton, est convaincu qu’il faut se tourner vers des profils venant d’autres secteurs, parfois en crise, comme l’automobile. « C’est de la prospection. On va chercher des candidats dans nos fichiers qui peuvent correspondre« , explique-t-il.
Pour aider ces demandeurs d’emploi à mieux connaître la filière et les métiers recherchés, France Travail organise des périodes d’immersion en entreprise, des conférences ou encore des job datings. Ainsi, cette semaine, 400 événements sont organisés sur tout le territoire.

9999999/2026/03/08/5121-69ada661c0695974452995.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
