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9 mars 2026Le cancer du sein d’une infirmière reconnue comme maladie professionnelle : « J’ai fait ça pour toutes les femmes », témoigne-t-elle
L’aboutissement de « sept ans de combat », se réjouit l’infirmière qui souligne combien c’est « long pour quelqu’un qui est malade ».
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« J’ai fait ça pour toutes les femmes », témoigne lundi 9 mars sur ICI Provence Sylvie Pioli, une ancienne infirmière de nuit à l’hôpital de Martigues (Bouches-du-Rhône), qui vient de faire reconnaître son cancer du sein comme une maladie professionnelle. Jeudi, le tribunal administratif de Marseille a en effet reconnu l’existence d’un « lien direct » entre son cancer du sein et ses conditions de travail de nuit pendant près de 25 ans, estimant que sa maladie était imputable à son service.
Sylvie Pioli se dit « très satisfaite » de cette décision, au terme d’une « grande bataille ». C’est selon elle « un aboutissement après sept ans de combat, ce qui est vachement long pour quelqu’un qui est malade. » La désormais retraitée ignorait au départ tout du lien entre sa maladie et ses horaires de travail. « C’est un médecin de l’hôpital qui m’a dit que cancer du sein et travail de nuit, ça va ensemble », explique-t-elle.
Travailler exclusivement la nuit, « ça veut dire avoir la vie à l’envers des autres, ne pas dormir suffisamment, manger un peu n’importe comment, ne pas avoir une hygiène de vie très stricte. C’est une fatigue chronique », rapporte celle qui travaillait 140 nuits par an.
Elle salue le fait que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) se penche sur la reconnaissance du cancer du sein dans le tableau des maladies professionnelles. « Si je devais retravailler de nuit, je le ferais, mais je le ferais en connaissance de tous les facteurs de risque, j’aurais une hygiène de vie encore plus stricte que celle que j’avais », avance-t-elle. Pour conclure, elle dit espérer que l’hôpital ne fera pas appel de la décision du tribunal de Marseille et que, « pour une fois, ils seront de mon côté ».

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