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Le prix du diesel a très fortement augmenté, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Le prix du litre atteint presque les 2 euros. Les automobilistes subissent cette hausse sans solution.
Le prix du diesel s’envole ces derniers jours. La hausse atteint 15% depuis le début du conflit au Moyen-Orient, contre 6% pour l’essence. Le litre de gasoil, qui est le carburant le plus consommé en France, frôle désormais les 2 euros.
La facture flambe pour les automobilistes qui roulent au diesel. Pour rejoindre Rennes, David va devoir parcourir 700 km, alors avant de quitter Toulouse, il fait le plein, et à la pompe, il voit défiler les euros: « 108, 109, 110, 111, la vache ! Pour 57 litres, 1,94 euro pour le gasoil, ça pique. »
« Le dindon de la farce »
Hakim roule également au diesel, réputé moins gourmand, en carburant. Il avait fait ce choix il y a une dizaine d’années parce qu' »on avait une incitation pour consommer moins cher », se souvient-il. « Là, on s’aperçoit qu’on est un petit peu le dindon de la farce. C’est plus cher que l’essence. »
Le diesel a augmenté plus rapidement que l‘essence parce que les raffineries produisent essentiellement de l’essence et non pas du gasoil. « Il y a aujourd’hui un tiers de nos importations de gasoil qui proviennent du Moyen-Orient. Or depuis une semaine, le détroit d’Ormuz est bloqué. Conséquence, l’offre est en train de chuter », explique Carine Sebi, enseignante à l’école de management de Grenoble.
Selon des chiffres fournis par le gouvernement, le litre moyen de gasoil était à 1, 98 euro en fin de semaine dernière, contre 1.72 euros avant le début de la guerre au Moyen-Orient.
« Tous les pays européens subissent la même vague extraordinaire de hausse des prix », explique, au micro du Morning RMC, Frédéric Plan, conseiller national de la Fédération Française des Combustibles, Carburants et Chauffage (FF3C). « La répercussion se fait pratiquement d’un jour à l’autre sur ces marchés directs d’approvisionnement des consommateurs. »
Le spécialiste explique qu’il ne faut pas faire attention au prix du baril, mais surtout à « la cotation des produits finis », autrement dit de l’essence ou du diesel. Frédéric Plan explique également la hausse des prix par le fait que « l’euro a perdu un peu de valeur ».
Sans oublier « la logistique ». « Il faut amener les produits, et plus vous êtes éloigné des points d’importation ou des raffineries, plus le prix au litre en station-service sort de la moyenne », justifie Frédéric Plan sur RMC. Pour limiter les abus, le gouvernement a annoncé, ce dimanche 8 mars, que les contrôles allaient être renforcés en station-service.

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