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9 mars 2026Rachida Dati dément avoir demandé la fermeture du site Wikidati, qui recense les affaires judiciaires dans lesquelles elle est citée
Un « mensonge », dénoncent ses opposants. Le créateur du site assure, capture d’écran à l’appui, que son directeur de campagne lui a demandé « la dépublication immédiate » du site.
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Rachida Dati a assuré lundi 9 mars sur franceinfo que son directeur de campagne n’avait « pas du tout » tenté de faire fermer le site internet Wikidati, qui recense les affaires judiciaires dans lesquelles la candidate Les Républicains et MoDem à la mairie de Paris est citée.
La ministre de la Culture et ancienne garde des Sceaux a répondu aux accusations formulées sur le réseau social Bluesky par Kevin Gernier, collaborateur de l’ONG Transparency International et créateur du site. Celui-ci avait indiqué, capture d’écran à l’appui, que son hébergeur OVH avait reçu un courriel du directeur de campagne de Rachida Dati, Jérôme Sterkers, demandant la « dépublication immédiate » du site WikiDati, trois heures après son lancement, le 27 février. Plusieurs adversaires politiques de la candidate, dont l’écologiste David Belliard, allié au candidat Emmanuel Grégoire (gauche unie, hors LFI), ont dénoncé lundi sur X un « mensonge » de Rachida Dati.
Le site WikiDati, présenté comme « un projet citoyen », liste les différentes affaires dans lesquelles l’ex-ministre est citée. On retrouve, par exemple, l’enquête ouverte pour l’éventuelle infraction de non-déclaration de bijoux de Rachida Dati à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, ou encore le dossier de corruption Renault-Nissan. Dans ce dossier, Rachida Dati doit comparaître, aux côtés de l’ancien patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn, pour corruption et trafic d’influence du 16 au 28 septembre 2026, soit après les élections municipales.
L’ex-ministre risque l’inéligibilité en cas de condamnation mais se dit sereine. « Personne ne connaît cette procédure. Je ne serai pas empêchée. Je le dis aux Parisiennes et Parisiens, ne vous laissez pas déstabiliser par ces outrances et cette instrumentalisation sur une affaire qui date de 2009 et qui ne m’empêchera pas d’être maire de Paris », a-t-elle déclaré.
Sur franceinfo, la candidate LR a préféré mettre en cause la majorité municipale en évoquant d’autres dossiers : les affaires d’agressions sexuelles et de viols présumés dans le périscolaire à Paris ayant conduit à la suspension de plusieurs dizaines d’animateurs depuis 2025, les polémiques sur les notes de frais du maire du 18e Éric Lejoindre, ainsi que les soupçons de surfacturations visant le bailleur social Paris Habitat. « Ils devront répondre devant la justice de l’utilisation de l’argent des Parisiens, ce qui n’a jamais été mon cas », a conclu Rachida Dati.

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