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La star du cinéma français Isabelle Adjani a dit se réjouir que le régime des Mollahs vacille en Iran après l’intervention des Américains. Une sortie qui fait réagir les Grandes Gueules ce lundi où Charles Consigny juge « courageuse » l’actrice.
Alors qu’Israël et les Etats-Unis continuent de bombarder l’Iran qui frappent en représailles une majeure partie des pays du Golfe, l’actrice française Isabelle Adjani s’est dit « réjouie » de l’intervention qui vise le régime des Mollahs.
« Je me réjouis de ce qui se passe en Iran, mon Dieu on attendait ça! » a assuré la multi-récompensée aux César lors d’une rare interview accordée à La Tribune Dimanche.
« J’ai toujours combattu l’injustice, et je la combattrai toujours. C’est pour ça que, même si le Liban n’a pas à devenir un terrain de jeu de martyrs, je me réjouis de ce qui se passe en Iran. Mon Dieu, on attendait ça ! Tant pis si ça se passe sous l’égide de l’autre Superman… », dit-elle en évoquant Trump.
« J’ai eu tellement peur qu’il n’y aille pas du tout… », lance-t-elle.
Une prise de position saluée ce lundi sur le plateau des Grandes Gueules: « Dans un milieu où il est de bon ton d’être de gauche et dire que Donald Trump est un mix entre Hitler et Satan, ça requiert un certain courage », estime l’éducateur Abel Boyi. « C’est courageux parce que dans le monde du cinéma français, c’est quand même prendre un risque », abonde l’avocat Charles Consigny.
Les deux hommes émettent cependant une réserve: « Tout le monde a minoré la capacité de l’Iran de se défendre et la crainte c’est que l’enthousiasme du début se transforme en déception si la confusion règne dans la région », prédit Abel Boyi.
« Elle est depuis très longtemps vent debout contre le régime iranien »
« Je ne suis pas certain du succès de cette opération américaine qui ressemble fortement à beaucoup d’autres motivées par l’appât du gain, d’une soif de pouvoir et une volonté dominatrice d’exportation de la démocratie: En Irak, au Vietnam, en Afghanistan ça n’a pas fonctionné alors pourquoi bombarder l’Iran déboucherait sur quoi que ce soit », note Charles Consigny.
Sa consœur Isabelle Pégand note que la position d’Isabelle Adjani est d’autant plus courageuse qu’Isabelle Adjani « n’a jamais été pro-Trump »: « Elle met le doigt sur une certaine hypocrisie. Pendant des années, on a préféré regarder ailleurs quand des femmes se faisaient arrêter parce qu’elles portaient mal le voile », estime-t-elle sur RMC Story. « Elle porte un message universel qui dit que lorsqu’il faut lutter contre un régime sanguinaire, il n’y a pas de clivage politique ».
« Ce n’est pas un soutien à Trump, elle est depuis très longtemps vent debout contre le régime iranien et les Gardiens de la révolution », tient à rappeler sur le plateau d’Estelle Midi l’économiste Pierre Rondeau. « Depuis les années 80 elle a été un soutien des opposants iraniens. Qu’on soit pro-Trump ou pas, heureusement qu’un dictateur est tombé en Iran, il ne faut pas tout mélanger », estime-t-il évoquant les milliers de morts lors des révoltes du mois de janvier.
Isabelle Adjani est engagée contre le fondamentalisme religieux depuis plusieurs années. En 1989 elle avait pris fait et cause pour l’écrivain britannique Salman Rushdie, auteur des « Versets sataniques » et visé par une fatwa émise par l’ayatollah Rouhollah Khomeini le premier guide de la révolution iranienne et fondateur de la République islamique d’Iran.

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