
un probable acte antisémite, pas de blessé… Ce que l’on sait
9 mars 2026
le policier auteur du tir sera jugé pour meurtre
9 mars 2026Esmaïl Qaani est l’un des hommes les plus puissants du régime iranien, il est le commandant de la force Al-Qods, la branche des gardiens de la révolution chargée des opérations extérieures de l’Iran. Véritable mystère, cet homme a survécu à toutes les opérations ciblées israéliennes des dernières années, à tel point que certains émettent l’hypothèse qu’il pourrait être un agent double au service d’Israël infiltré au sein même du pouvoir iranien.
Deux questions se posent : où était Esmaïl Qaani le 28 février 2026, lorsque trente bombes de 500 kilos ont tué le guide suprême iranien Ali Khamenei ainsi que l’essentiel du haut commandement militaire du pays ? Et où se trouve Esmaïl Qaani aujourd’hui ? Même si le chef de la force Al-Qods n’est pas réapparu depuis le 28 février, sa mort n’a pas été confirmée. Certains blogueurs israéliens, ainsi que des médias du Golfe, suggèrent qu’Esmaïl Qaani se serait absenté quelques minutes avant la frappe.
Miraculé ou espion infiltré ?
La réputation d’Esmaïl Qaani s’est construite sur sa capacité à réapparaître quand on le croit mort. En octobre 2024, il est présent à Beyrouth lorsqu’Israël frappe la banlieue sud du Hezbollah. Plusieurs médias annoncent sa mort, mais deux semaines plus tard, il refait surface lors d’une cérémonie à Téhéran. En juin 2025, Israël attaque l’Iran et décapite, dès le premier jour de la guerre, une grande partie du commandement des gardiens de la révolution. Là encore, il est annoncé mort avant de finalement réapparaître.
À la tête de la Force Al-Qods, son rôle est de coordonner les liens avec « l’axe de la résistance », les groupes alliés de Téhéran : le Hezbollah au Liban, les milices chiites en Irak, ou encore les Houthis au Yémen.
Après la mort d’Hassan Nasrallah, ancien chef du Hezbollah, plusieurs médias régionaux ont assuré qu’Esmaïl Qaani faisait l’objet d’une enquête au sein du régime, suspecté d’infiltration pour le compte d’Israël. Une information qui n’a cependant jamais été confirmée par Téhéran. Néanmoins, une chose est sûre : depuis ces assassinats ciblés, les dirigeants iraniens s’inquiètent de la présence d’une taupe israélienne parmi eux.
« Ce n’est pas notre espion », affirmait simplement le Mossad en 2025. Un type de démenti qui suffit à entretenir le doute. Un doute corrosif pour le régime, qui entretient une suspicion permanente. Esmaïl Qaani n’est toujours pas réapparu depuis le 28 février, les proches du régime le disent très occupé à réorganiser « l’axe de la résistance » en attendant son éventuel retour.

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